
L’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat UTICA a convié les directeurs des médias à un petit déjeuner-débat en cette matinée du mercredi 24 avril.
Cette réunion avait pour objectif de présenter le nouveau bureau de l’UTICA et d’entamer une nouvelle politique de communication avec les médias.Elle a été l’occasion de présenter le projet de l’UTICA « Tunisie vision 2020 » et de débattre avec les responsables des médias des problèmes majeurs des patrons tunisiens depuis la révolution.
Ce projet de l’UTICA « Tunisie vision 2020 », consiste en une stratégie de l’Organisation pour la création d’emploi et pour obtenir la croissance dans toutes les régions.
Cette croissance et cette création d’emploi ne sont évidemment obtenues de manière durable que dans des entreprises compétitives, travaillant dans un environnement social serein et un environnement économique et réglementaire favorable et disposant d’un capital humain de qualité.
Cette stratégie s’articule autour de 5 objectifs spécifiques et une urgence :
– Agir pour que la société tunisienne valorise le travail et favorise l’initiative.
– Mobiliser le pays tout entier pour la croissance.
– Conférer plus de sérénité à l’environnement social.
– Promouvoir une économie tirée par la création de la valeur et par l’innovation.
– Œuvrer pour une convergence régionale et pour plus de cohésion sociale.
– Une urgence: Relancer l’économie au plus tôt.
Il est à noter que dans le cadre de ce rendez-vous, Wided Bouchammaoui, a tiré la sonnette d’alarme sur la situation économique dans le pays.
La présidente de l’UTICA a précisé que le commerce parallèle est un fléau des plus dangereux, qui ne cesse de s’élargir à tous les secteurs et domaines d’activités qui existent, dans une démarche qui ne peut que nuire à l’économie du pays.
En outre, elle est revenue sur la situation des hommes d’affaires, qui se trouvent dans un blocage total suite à la confiscation de leurs biens ainsi que celle de leurs passeports.
Elle a expliqué dans ce sens, qu’avoir les mains liées, ne peut en aucun cas être encourageant pour ces derniers d’œuvrer pour la bonne santé d’une économie tunisienne en perdition…
Lors de ce rendez-vous les patrons se sont indignés de la poursuite des grèves et des sit-in sauvages qui mettent à genoux la bonne marche, non seulement des entreprises, mais aussi de l’économie et son développement, appelant à la nécessité de mettre un terme à ce genre de mouvements protestataires irresponsables, dans un contexte des plus difficiles que la Tunisie n’ait jamais connue
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