
Je me dis démocrate, progressiste et moderniste… Je fus conquis par l’aspiration de mon peuple aux valeurs universelles. Je fus ravi par son
enthousiasme et par sa spontanéité. Je fus compréhensif de concéder un peu de ma sécurité. Je fus patient pour voir mes conditions matérielles améliorées.
On s’accordait sur la fin mais on se perdait dans les divisions quant aux moyens. J’étais à la fois proche et distant de ceux avec qui je partageais les mêmes causes.
L’identité de pensée serait une condition à l’unité, or elle est liberticide. Faute d’arguments, on échangeait injures et ignominie.
Sommes-nous davantage orgueilleux que tolérants ? Notre ego passerait-t-il avant nos aspirations.
Je suis indigné du chaos qui s’installe et perdure. Je suis atteint dans l’intégrité de mon peuple pétri de contradictions.
Je suis dominé par le doute et envahi d’incertitudes. Je suis peiné dans ma conscience et meurtri dans mon pays.
Je suis froissé dans mes rapports humains et mes sentiments altruistes. Je suis déchiré dans mes convictions et ne sais plus à quel saint me vouer.
Je n’y suis pour rien, c’est la faute à l’autre. Or l’autre c’est moi. Je m’engage dès lors à me réconcilier… et tendre une main.
Plutôt que la confrontation et la discorde, unissons-nous autour du but suprême. Gardons nos valeurs comme ciment et la diversité des solutions comme richesse.
Ne nous injurions pas. Ne nous divisons pas. Je ne traiterais ni de Rcdiste ni d’attardé celui qui pense différemment. Car l’injure et l’ignominie sont l’argument du faible.
Soyons unis, ne fût-ce que pour l’essentiel. Nous en aurions bien besoin.
Khaled M.
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