
Lotfi Mraihi, secrétaire général de l’Union populaire républicaine (UPR), parti de tendance socio-libérale, a déclaré, vendredi, sur les ondes de Radio Express Fm, que selon des révélations d’un laboratoire local, partenaire du groupe français Roche, laboratoire de recherche dédié aux innovations médicales et aux biotechnologies, 8,23% des habitants de la délégation de Thala (Nord-ouest de Tunisie) seraient affectés par l’hépatite C.
Il s’agit d’une maladie infectieuse transmissible par le sang et due au virus de l’hépatite C (VHC ou HCV en anglais), qui s’attaque au foie. L’infection se caractérise par une inflammation du foie (l’hépatite) qui est souvent asymptomatique, mais qui peut évoluer vers une hépatite chronique et plus tard une cirrhose (fibrose cicatricielle du foie) et un cancer du foie.
Lotfi Mraihi, a ajouté que ce taux est un taux record en comparaison avec d’autres pays dans le monde (15% en Egypte, 3,2% en Chine, 4% en Inde…), relevant que le laboratoire en charge de ce dossier a décidé d’arrêter les analyses par peur des représailles.
Il a indiqué que l’enquête a été engagée, depuis juillet 2011, et qu’il avait informé le ministre actuel de la santé de ses résultats.
Il a plaidé pour l’urgence de la mise en place d’une unité spécialisée de l’Hépatite C dans la délégation de Thala. L’objectif est de mener une enquête épidémiologique sur la prolifération de cette hépatite C dans cette zone et sur ses origines, rappelant que le coût du traitement de cette maladie s’élève à 20 mille dinars par an.
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