En dépit d’une loi intransigeante sur l’avortement des mineures, un médecin a pourtant commis l’irréparable.
Les faits concernent une mineure de 16 ans qui a sollicité les services d’un médecin pour se faire avorter. Le praticien a accepté, alors qu’il devait obtenir le consentement des parents avant de pratiquer l’intervention et ce, dans le cas où l’avortement ne présente pas de risque, c’est-à-dire si la grossesse est aux trois premiers mois. Dans le cas contraire, il doit refuser de pratiquer l’avortement et d’aviser les parents.
Néanmoins, dans cette affaire, le médecin a pourtant pris ce gros risque. D’ailleurs au vu des charges qui pèsent sur lui, il s’en est tiré à bon compte, puisque la Cour d’appel de Monsatir, l’a condamné à un an de prison avec sursis et à une amende de 2000 dinars. Il aurait pu encourir avec l’anesthésie une lourde peine, en cas d’accident opératoire.
Par ailleurs, l’anesthésiste a écopé de six mois avec sursis ainsi que l’infirmier qui assista le médecin.
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