La normalisation des relations diplomatiques avec Israel est un sujet sensible dans les pays arabes. Par exemple, l’Egypte et la Jordanie, seuls paysà avoir signé un accord de paix avec l’Etat sioniste, connaissent périodiquement des protestations et des manifestations qui demandent aux dirigeants de ces pays de se retirer de tels accords de paix.
En Tunisie, la position diplomatique n’a jamais varié : Aucune normalisation avec Israel avant la reconnaissance pleine et entière d’un Etat palestinien viable économiquement et souverain sur ses terres à savoir la Cisjordanie, Gaza et avec AlQods-Est comme capitale selon les frontières du 4 Juin 1967.
Les athlétes tunisiens, comme leurs concitoyens, sont sensibles à la cause palestinienne. C’est ainsi que Sarra Besbes, championne tunisienne, a refusé d’affronter son adversaire israélienne lors des Championnats du Monde d’escrime en Italie. En phase de qualifications, Sarra est restée passive et a volontairement subi les cinq touches, synonyme de défaite.
L’affaire fait actuellement le tour du monde, et certains médias occidentaux ont versé dans le mélange des genres et ont qualifié le boycottage des athlètes israéliens d’ « infiltration dangereuse du fondamentalisme islamique dans le sport » (Marco Ansalda, Lastampa.it).
Mais qu’importe ce que disent les mauvaises langues, la symbolique du geste de Sarra a été tellement forte que son adversaire, pourtant victorieuse, a éclaté en larmes à la fin du combat.
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