Une polémique enfle actuellement autour des opérations de ventes et d’achats de terrains à Djerba à des étrangers, alimentée par plusieurs rumeurs sur les réseaux sociaux en raison de leurs origines. Certains ont lancé des cris d’alerte, prétextant une colonisation « sionise » déguisée sous forme de transaction économique de vente de terrain et de construction de logement.
Selon certaines sources, il semblerait que les les autorités locales et régionales ont contacté des promoteurs immobiliers à ce sujet. Ils ont été, paraît-il, priés de fournir la liste des acheteurs de terrains et d’immobiliers durant les dernières années. Ainsi, une enquête aurait été ouverte à la suite de cette polémique.
Un système d’autorisation ?
Il est à noter que les opérations de ventes ayant déjà eu lieu ont toutes été approuvées par les autorités tunisiennes En effet, la vente de terrain ou de logement à un étranger doit être soumise à une autorisation au préalable de la part du gouvernorat où se trouve l’objet de la transaction en question. Ainsi, un étranger ne devient propriétaire d’un terrain ou d’un bien immobilier qu’après avoir obtenu cette autorisation.
Ce qui se passe sur le terrain est que les promoteurs immobiliers concluent une promesse de vente en contrepartie d’une partie du prix de la vente. Ils peuvent demander 50% à 70% par exemple de la somme totale. Par la suite, on déposé cette demande et on attend que le gouverneur se penche sur la requête d’achat.
De plus, selon certains complotistes, plusieurs terrains se trouvant à proximité de la synagogue de la Ghriba sont en train d’être achetés par des juifs étrangers, et ils ont interprété la chose comme étant une menace et une colonisation religieuse. Or, la synagogue d’El Ghriba se trouve déjà au cœur d’un quartier juif appelé « El Hara El Sghira ». L’utilisation du terme Djerba Erriadh n’a commencé à être popularisé que vers les années 2000. L’intégralité des bâtiments et maisons se trouvant dans ce quartier appartiennent ou appartenaient à des juifs tunisiens.
SG

