
Lors d’une allocution remarquable qu’elle a donnée dans la soirée du mercredi 22 janvier à l’ambassade du Canada, la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui a avoué qu’elle est triste parce que la nouvelle constitution n’a pas été à la hauteur de ses aspirations et des attentes du patronnât dans le domaine économique.
S’exprimant lors d’une réception organisée par l’Ambassadeur du Canada, Sébastien Beaulieu, à l’occasion de la mise en œuvre des projets portant sur le renforcement de la participation des femmes au processus politique pour la démocratisation et la décentralisation, réalisés en Tunisie et dans la région ‘Middle East and North Africa’ (Mena) par le Forum des Fédérations et financés par le Canada, la patronne des patrons a d’abord salué les améliorations apportées à la version finale de la Constitution, avant de déclarer qu’elle est triste et déçue qu’elle ne se soit pas intéressée à l’économie.
Bouchamaoui ajoute: « Malgré notre insistance, l’économie n’a pas été citée dans cette Constitution. Mieux encore, on a milité pour que le droit du travail soit « constitutionnalisé », mais personne n’a donné suite à nos requêtes. Le droit syndical est légitime et le droit à la grève a été indiqué, mais ils auraient dû faire de même pour le droit du travail car le droit à la grève ne peut être exercé aux dépens du droit du travail, dans un pays qui veut se relancer et se constituer sur de nouvelles bases. »
Bouchamaoui a ajouté que la nouvelle Constitution n’a rien fait pour encourager l’initiative des privés, appelant les associations de la vie civile à faire pression lors de ce sprint final pour sauver ce qui peut être sauvé et constitutionnaliser au moins le droit du Travail.
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