Lassaad Yakoubi se rebelle contre le BE de l'UGTT

Lassaad Yakoubi se rebelle contre le BE de l'UGTT

 

Le Bureau Exécutif de l’UGTT, a exprimé samedi son opposition à la suspension des cours décidée par le syndicat de l’enseignement secondaire. Dans un communiqué signé par le Secrétaire général Noureddine Taboubi, l’instance supérieure de la centrale syndicale a indiqué que « la réforme de l’éducation ne doit pas être soumise aux tensions politiques et qu’elle ne doit pas non plus être le sujet d’un partage de butin».

Tout en se disant conscient des tensions existantes entre les enseignants et le ministre de l’Education, l’exécutif de l’UGTT estime cependant qu’il importe « que les intérêts des élèves soient préservés surtout à l’approche de la période des examens ».

Il s’est en outre élevé contre ce qu’il appelle de « vaines tentatives de diabolisation des syndicats et de manipulation de l’opinion publique par des parties relevant du ministre de l’Education». Le bureau exécutif de l’UGTT a demandé aux structures syndicales de l’enseignement secondaire et aux enseignants de poursuivre leur travail avec « rigueur et discipline » tout en leur assurant que les négociations se poursuivront pour que leurs droits soient respectés.

Le secrétaire général du syndicat de l’enseignement secondaire, Lassad Yakoubi, a mal pris la réaction du Bureau Exécutif de son organisation. Pour lui, la position exprimée dans le communiqué du BE représente « un dangereux précédent à l’heure où « les enseignants sont victimes de la plus affreuse attaque de violence verbale et matérielle».

Sur sa page Facebook, il appelle néanmoins au calme en demandant à l’ensemble des enseignants de se maitriser et de ne pas réagir à ce communiqué par des attaques blessantes ciblant les membres du bureau exécutif de l’UGTT. Il demande aussi aux membres des syndicats de base et régionaux de se contenter de réagir à ce communiqué au sein de leurs structures.

Il annonce enfin qu’une réunion extraordinaire sera tenue demain dimanche 19 mars, par le syndicat général de l’enseignement secondaire pour « examiner les incidences de ce communiqué et y répondre ».

Cette passe d’armes n’augure rien de bon car ce sont les élèves pris en otages qui risquent de payer les pots cassés.

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