Plan de développement : les députés critiquent l’absence de projets dans les régions

Plan de développement : les députés critiquent l’absence de projets dans les régions

 

L’Assemblée des représentants du peuple a entamé, au cours de la plénière de mardi 11 avril, l’examen du plan de développement 2016/2020 en présence des minsitres du dévelomment Mohamed Abdelkefi et des finances Lamia Zribi. Les interventions ont été axées, essentiellement, sur le volet régional. Les députés ont critiqué l’absence de projets de développement notamment dans leurs régions, estimant que le contenu de ce plan ne reflète pas les aspirations des citoyens des régions notamment de l’intérieur.

Jilani Hammami (front populaire) a affirmé que «  le plan de développement 2016/2020 est dans l’incapacité de trouver des solutions à la crise économique que traverse le pays.

Pour le député, le gouvernement doit assumer sa responsabilité de la situation actuelle et de ce qui se passera à l’avenir à cause de l’échec de «  la politique d’endettement «  adoptée depuis la Révolution à ce jour.

La député Nawel Tayech (Nidaa) a qualifié le plan de développement de «  sélectif et géré par la peur », estimant que chaque région a le droit d’avoir des projets de développement.

Zoueir Rjibi (Ennahda) a exprimé son étonnement du non respect par l’Etat des engagements pris après la révolution dans plusieurs régions, évoquant l’absence d’efforts concrets pour lutter contre la corruption.

Il s’est interrogé sur la capacité du gouvernement de consommer les montants consacrés au plan et qui sont estimés à 45 milliards de dinars, soit une moyenne de 9 mille milliards de dinars par an alors qu’il n’est parvenu à consommer que 5 milliards de dinars consacrées au développement dans le budget de l’Etat de 2016.

La députée Soulef Ksontini (Ennahda) a souligné que le plan de développement est un e échec e, appelant à encourager les hommes d’affaires qui ont précédé le gouvernement vers le marché africain.
La députée Hayet Amri (Ennahda) s’est interrogée sur la cause du non achèvement des projets programmés depuis 2011 à Sidi Bouzid.

Lilia Younes (Afek Tounes) a exprimé son appui au principe de discrimination positive, estimant que toutes les régions de la Tunisie sont des régions pauvres. La discrimination positive ne doit pas devenir une entrave au développement et à l’investissement, a-t-elle ajouté.

Fatma Mssidi (Nidaa) a estimé que la garantie de la réussite du plan de développement reste tributaire de l’amélioration du climat d’affaires, exprimant sont étonnement de l’absence du projet de fermeture de l’usine SIAP du plan de développement.

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