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Réseaux sociaux: Entre infos et intox… l’autorégulation reste la solution !

1 juillet 2013
in Actualités
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Les fans des réseaux sociaux ont célébré hier dimanche la journée internationale des médias sociaux. Les Tunisiens accrochés depuis longtemps à ce type de médias n’ont pas raté cette occasion pour exprimer leur attachement à ces nouveaux canaux de communication.

Facebook, You Tube, Twitter, Linkedin, My space…etc. sont devenus des outils  primaires qui répondent à certains besoins notamment le droit  d’accès à l’information.

Le Social Media Club (SMC)  a organisé alors, dimanche 30 juin à partir de 10h au siège technique de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI, renommé dernièrement en 404 Lab), une table ronde à propos de la manipulation sur les réseaux sociaux et leur impact sur les médias classiques en Tunisie.

De nombreux acteurs de la scène de l’information et de la communication ont animé cette table-ronde, notamment M. Laarbi Chouikha (professeur à l’Institut de Presse), M.Kamel Laabidi ( Ex Président de l’INRIC),  Thameur Mekki (journaliste à Mosaïque Fm) et Ikram Ben Sassi (responsable du bureau de la communication de Article 19).

De son côté, M. Laarbi Chouikha a distingué la différence entre médias classiques et médias sociaux. Si les médias classiques exigent une  ligne éditoriale, un degré de professionnalisme et un public cible, les médias sociaux présentent un espace où une communauté virtuelle partage le même objectif et cherche à communiquer, sans avoir un code de réglementation ou une ligne éditoriale bien précis. Il s’agit de s’exprimer en toute liberté mais, en assurant une autorégulation pour ne pas dépasser les limites. La crédibilité reste un élément primordial.

Quant à Thameur Mekki, il a essayé de distinguer l’info de l’intox, en soulignant que certains médias en ligne souffrent des intox, sans mentionner le plus souvent la source de l’information, ou en se basant généralement sur Facebook comme source.

Il a souligné ensuite, qu’auparavant Facebook était un moyen de divertissement. Or, aujourd’hui, il est devenu une nécessité. C’est la raison pour laquelle, on compte plus de  4 millions de comptes Facebook.

Mais, il a exprimé son mécontentement face à la nouvelle vague qui a émergé  au sein des  ministères ou du gouvernement suite à la révolution du 14 janvier, puisque  depuis cette date, de nombreuses institutions étatiques ou gouvernementales ont créé leur page Facebook, sauf qu’il arrive parfois que certaines institutions publient leurs communiqués de presse sur les réseaux sociaux avant qu’ils soient envoyés aux entreprises médiatiques.

Le journaliste sent le besoin, selon Thameur Mekki, de « liker » toutes les pages des ministères pour avoir accès à l’information.

Il a ajouté  que les réseaux sociaux sont les amplificateurs de l’espace public, en présence de l’interaction entre les internautes.

La régulation du secteur présentait aussi un sujet qui a suscité l’intérêt du public présent.  Ikram Ben Sassi a  souligné que le journalisme n’est pas une profession mais plutôt une activité.  Or, si les bloggeurs et les journalistes profitent des mêmes droits, ils ont des obligations complètement différentes. Rappelons que le bloggeur est considéré en tant que journaliste citoyen.

Des bloggeurs et des internautes présents déjà, sur les différents types de réseaux sociaux ont enregistré leur présence notamment Jazem Halioui, fondateur de web Raddar. Ce dernier présente un site qui permet à l’internaute d’avoir une idée sur le contenu  publié sur la Toile à propos d’un sujet d’actualité. Il rassemble les articles de la presse électronique, ainsi que les statuts ou les articles publiés sur les réseaux sociaux et qui sont ouverts au public.

Certains bloggeurs ont appelé à l’insertion des réseaux sociaux dans le programme de l’enseignement de l’IPSI , considéré toujours en retard par rapport aux besoins du marché.

Cette table-ronde a été diffusée en live sur la chaîne Youtube de Tunisia Live, partenaire de cet événement, et animée par Mohamed Ali Souissi (journaliste Hightech et animateur Radio).

La célébration s’est poursuie le soir dans l’un des hôtels du centre-ville. Au moins, cent fans des réseaux sociaux ont marqué leur présence. Certains se connaissent dans la vie courante, d’autres sur la Toile seulement. Cette soirée s’est passée dans une ambiance conviviale, en attendant la prochaine édition.

Nouha Belaid

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