La Tunisie occupe la première place parmi les fournisseurs du marché européen en vêtements professionnels, avec une part d’environ 17 %, et se classe au quatrième rang dans le secteur des vêtements en jean, avec près de 8 %, selon des données publiées mercredi par le ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie.
Ces chiffres ont été dévoilés à l’occasion de l’inauguration d’une unité pilote numérique de production textile au Centre technique du textile (CETTEX), à Monastir.
En 2025, les exportations tunisiennes du textile et de l’habillement ont atteint environ 9 milliards de dinars, avec un taux de couverture des importations par les exportations avoisinant 127 %, selon la même source.
Le secteur se positionne au deuxième rang des secteurs exportateurs des industries manufacturières, derrière les industries mécaniques et électriques, et représente près de 16 % des exportations de ces industries. Il compte plus de 1 400 entreprises industrielles employant environ 146 000 personnes.
La nouvelle unité, équipée des technologies japonaises « JUKI DX Pilot Line », a été inaugurée sous la présidence d’Afef Chechi Tayari, cheffe de cabinet du ministère de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, en présence notamment de l’ambassadeur du Japon en Tunisie, Saito Jun, et de la représentante résidente de l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), Miyata Mayumi.
Réalisée dans le cadre de la coopération technique tuniso-japonaise, avec le soutien de la JICA, du Centre japonais de productivité et du CETTEX, cette unité vise à améliorer la productivité et la compétitivité des entreprises tunisiennes grâce à l’intégration des technologies numériques et à l’adoption de méthodes modernes de gestion de la production.
Selon Afef Chechi Tayari, le projet s’inscrit dans la troisième phase du programme de coopération tuniso-japonaise consacré à l’amélioration de la qualité, de la productivité et des services d’appui aux entreprises, couvrant la période 2024-2028.
Il repose notamment sur l’approche du « Kaizen numérique », qui permet de suivre les lignes de production et de contrôler la qualité en temps réel.
Cette initiative vise également à accompagner les petites et moyennes entreprises dans l’adoption de solutions technologiques modernes, conformément aux orientations de la stratégie nationale de l’industrie et de l’innovation. Celle-ci prévoit notamment de renforcer les partenariats entre les entreprises, les structures d’appui et les établissements de formation, tout en favorisant l’attraction de nouveaux investissements.
(TAP)

