Si le pouvoir d’achat des Saoudiens est intact dans les stations-service, il a pris un coup ces dernières années dans les supermarchés, les restaurants et le secteur de l’immobilier, par exemple.
Alors que le pays s’enrichit grâce à un baril à 145 dollars, nouveau record de cette semaine, l’inflation a atteint 11%, son plus haut niveau depuis 30 ans.
En plus, l’Arabie saoudite souffre d’un taux de chômage très élevé, qui atteint jusqu’à 30% parmi les jeunes de 16 à 26 ans, et un marché financier en baisse de 10% depuis le début de l’année. De nombreux Saoudiens se rendent désormais compte que les retombées faramineuses qu’ils avaient connues pendant les crises pétrolières des années 1970 et qui avaient rendu riche ce pays pauvre, ne sont pas prêtes de se répéter.
Une des raisons pour lesquelles la population ne jouit pas des revenus publics dans les mêmes proportions est la croissance démographique: le nombre d’habitants est effectivement passé en 30 ans de 9,5 millions à 27,6 millions d’habitants, dont 22 millions de citoyens saoudiens.
Selon les économistes, la source principale d’inflation est une demande intérieure croissante dans la location immobilière et l’alimentation, à un moment où les prix alimentaires et des matières premières augmentent. L’arrivée en masse de fonds résultant de la vente de pétrole est également une source d’augmentation des prix, comme le dollar faible sur lequel est indexé le rial, mais dans des proportions moindres.
Rappelons enfin que contrairement à l’image véhiculée en Occident, l’Arabie saoudite est loin d’être le pays le plus riche du Golfe.
Le PIB par habitant s’élève à 20.700 dollars (13.225 euros) par an, alors qu’il est de 67.000 dollars (42.900 euros) au Qatar, émirat qui compte environ 500.000 habitants.
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