Le dispositif de crédit sur l’honneur entre dans sa phase opérationnelle ce jeudi 1er octobre 2026. Les demandes doivent désormais passer exclusivement par les plateformes numériques mises en place par les banques concernées.
Prévu par le décret n°2026-148 du 23 juillet 2026 et encadré par une circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) publiée le 1er septembre, le mécanisme prévoit des financements sans intérêts et sans garanties.
Le montant varie selon le profil du demandeur : 5 000 dinars pour les particuliers ; 10 000 dinars pour les porteurs de microprojets ; 25 000 dinars pour les PME et les sociétés communautaires.
La durée du financement ne dépasse pas deux ans. Une période de grâce peut atteindre six mois. Toutefois, l’absence de garanties ne signifie pas une attribution automatique.
Les banques examinent notamment la capacité de remboursement du demandeur. Elles doivent statuer dans un délai maximal de dix jours ouvrables bancaires.
À noter que 17 banques ont enregistré un bénéfice net au titre de l’exercice 2025. Elles sont ainsi concernées par la règle qui prévoit l’affectation d’au moins 8 % de leurs bénéfices au financement de crédit sur l’honneur.
Un dispositif issu d’une réforme de 2024
Le mécanisme s’inscrit dans la réforme introduite par la loi n°2024-41 du 2 août 2024. Cette loi prévoit l’affectation d’au moins 8 % des bénéfices bancaires à des lignes de financement sur l’honneur.
Le décret de juillet 2026 est ensuite venu préciser les conditions d’octroi.
De son côté, la BCT a fixé les modalités opérationnelles. Les plateformes enregistrent automatiquement la date et l’heure de chaque demande.
Cet horodatage détermine l’ordre de traitement. Il ne garantit toutefois pas l’obtention du financement. Par ailleurs, au moins 50 % des ressources doivent bénéficier aux PME et aux sociétés communautaires.
Enfin, les demandeurs doivent utiliser uniquement les plateformes officielles de leurs banques. Cette précaution vise à éviter les tentatives d’escroquerie.
Le crédit sur l’honneur entre ainsi dans sa phase concrète. La procédure repose entièrement sur le numérique. Les ressources restent toutefois soumises à des conditions d’éligibilité et de solvabilité.
I.Z.

