
La population est de plus en plus inquiète et désabusée. Finie l’euphorie de la nomination du gouvernement Jomaa et de l’opération spectaculaire de Raoued que certaines âmes malintentionnées ont voulu marginaliser, les Tunisiens replongent dans un quotidien marqué par les maux les plus atroces et les plus abominables: terrorisme, assassinats, violence barbare, criminalité ignoble et sauvagerie primitive.
Les Tunisiens retrouvent la parole et crient leur indignation face à ces lâches assassins, rappellent leur détermination contre cet ennemi d’un autre monde et se solidarisent avec les forces de l’ordre et l’armée, derniers remparts contre l’obscurantisme et le charlatanisme religieux.
Le dernier attentat de Jendouba qui a fait 4 victimes laisse pantois. Les syndicats de police tirent la sonnette d’alarme. « Il faut revoir la stratégie de lutte contre le terrorisme et doter l’appareil sécuritaire de toutes ses forces vives pour venir à bout de ce fléau dévastateur. Seuls les plus convaincus, plus concernés et les plus patriotes sont en mesure de combattre l’ennemi du peuple et de la république. C’est uniquement par les valeurs républicaine et patriotique qu’on pourra vaincre ces criminels et assassins.»
Car la recrudescence des actes terroristes devient de plus en plus inquiétante et soulève des questions légitimes sur la volonté politique à se défendre et à se protéger contre ce fléau.
Il n’y a aucune ambiguïté quant à la volonté de nos hommes d’éradiquer le phénomène mais nous sentons une passivité et une permissivité chez certains politiciens qui se complaisent à justifier ou à minimiser le terrorisme.
Mais peut-on commencer un combat en boîtant? Il ne faut pas se voiler la face et prétendre comme ces pseudo-experts qui polluent les écrans et les studios radios aiment le dire que ce sont des actes isolés car la Tunisie est bien en guerre. Il faut abattre sans ménagement ces ennemis et doter l’appareil sécuritaire de tout l’arsenal juridique et matériel pour mener à bien cette guerre de survie.
Beaucoup d’encre continue de couler au sujet de cette violence aveugle et il est du devoir de tous les patriotes libres de s’affranchir du diktat idéologique de certains politiciens pour libérer, eh oui, libérer le pays de ces mercenaires et de ces marchands de la mort car la Tunisie est punie pour sa générosité et paie le prix fort des droits et des libertés qu’elle a offert à des ingrats et des traitres.
La problématique terroriste sera-t-elle résolue en Tunisie qui vit depuis 2 années au rythme d’attaques contre des postes de police et d’attentats contre les forces de l’ordre et de l’armée ?
Face à cette situation, certaines voix espèrent que le pouvoir actuel rompe définitivement avec les anciennes pratiques permissives des gouvernements précédents et aille jusqu’au bout de son engagement solennel pour éradiquer à jamais le terrorisme et nettoyer ce pays de cette gangrène de la violence barbare.
Jalel JEDDI
Discussion about this post