Dans une réponse écrite à une question de la députée Rim Sghaier concernant l’arrêt des travaux de creusement d’un troisième bassin au niveau de la décharge contrôlée d’Errahma (délégation de Menzel Bouzelfa, gouvernorat de Nabeul), le ministère de l’Environnement a affirmé que le blocage de ce projet risque d’aggraver la situation environnementale et les conditions d’exploitation du site, tout en compromettant la continuité du service public de gestion des déchets ménagers et assimilés.
Le ministère a précisé que ces travaux s’inscrivent dans le cadre d’un aménagement supplémentaire de la décharge, réalisé par l’Agence nationale de gestion des déchets (ANGed) afin de trouver des solutions techniques garantissant la pérennité de l’activité du service public. Il a indiqué que le bassin en question est destiné à recueillir les eaux concentrées en sels (concentrats) issues du traitement des lixiviats (liquide issu des déchets).
Le ministère a souligné que ce bassin ne constitue pas une source supplémentaire de pollution ; il fait partie intégrante du dispositif de protection environnementale du site et est exclusivement réservé à la collecte des eaux issues du traitement, au sein d’un bassin isolé et revêtu de couches étanches conformes aux normes techniques en vigueur, empêchant ainsi toute infiltration potentielle dans le sol ou les eaux souterraines.
Enfin, le ministère a fait remarquer que le blocage de la réalisation de ce bassin, au cours de la période écoulée, a davantage aggravé les conditions d’exploitation de l’ensemble de l’installation, faute d’espaces aménagés supplémentaires pour accueillir les eaux concentrées en sels résultant du processus de traitement.
Le ministère de l’Environnement a estimé que l’arrêt des travaux entraîne, selon ses prévisions, des répercussions négatives sur la situation environnementale de la région et des dysfonctionnements dans la gestion des déchets ménagers et assimilés, outre une incidence sur la continuité de l’exploitation du service public

