Facturation électronique : le ministère des Finances opte pour la souplesse afin d’éviter une paralysie économique

Le ministère des Finances a confirmé, dans un communiqué publié ce mardi, qu’« une application souple de l’article 53 de la loi n°17 de l’année 2025, datée du 12 décembre 2025 et relative à la loi de finances pour l’année 2026, sera adoptée ». Cet article prévoit la généralisation de la facturation électronique à partir du 1er janvier 2026.
Le ministère a précisé que cette flexibilité vise à « éviter les difficultés d’accès aux plateformes électroniques pour de nombreuses petites et moyennes entreprises, en particulier, ainsi que pour plusieurs autres activités », et à « prévenir les perturbations et la confusion susceptibles d’entraîner des conséquences négatives sur la situation économique dans son ensemble ».
De son côté, l’Union tunisienne des artisans et des petites et moyennes entreprises a appelé à l’adoption du principe de la progressivité dans la mise en œuvre de la loi sur la facturation électronique. Dans un communiqué, l’organisation a réaffirmé son soutien de principe à toute réforme visant à lutter contre l’évasion fiscale et à organiser les activités économiques, tout en exprimant ses inquiétudes face aux sanctions sévères prévues par le texte.
Elle a également estimé que cette démarche ne tient pas compte de la réalité des petites et moyennes entreprises, qui souffrent d’un manque de préparation technique, ce qui risque de pousser de nombreux acteurs vers l’économie informelle et d’affaiblir la confiance ainsi que le climat de l’investissement.

Votre commentaire