Kaïs Saïed fustige la Télévision nationale et sa “propagande trompeuse”

Kaïs Saïed fustige la Télévision nationale et sa “propagande trompeuse”

À l’occasion du 26ᵉ anniversaire de la disparition de Habib Bourguiba, le président de la République Kais Saied a respecté le protocole : dépôt de gerbe, récitation de la Fatiha, passage en revue des troupes. Une séquence classique, presque figée dans le rituel d’un État qui célèbre ses figures fondatrices.

Mais ce lundi 6 avril 2026, le chef de l’État a rompu avec la simple commémoration pour livrer une critique directe du rôle des médias publics. Sans la nommer frontalement comme telle, il a dénoncé une forme de « propagande trompeuse », appelant la télévision nationale à « être au rendez-vous avec l’histoire ».

Dans un contexte où l’information officielle est de plus en plus scrutée, cette sortie présidentielle pose une question centrale : la télévision publique est-elle encore un service au citoyen ou un instrument au service d’un récit politique ?

En évoquant des « concepts dépassés », Kaïs Saïed semble pointer une ligne éditoriale qu’il juge déconnectée des réalités actuelles — ou pire, enfermée dans des schémas de communication hérités d’un autre temps. Une critique qui, venant du sommet de l’État, prend une dimension particulière, presque paradoxale.

 

 

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