L’homme d’affaires Kamel Ghribi a réagi, ce lundi 4 mai 2026, à la polémique déclenchée par un article du journal italien Il Foglio. Dans une mise au point publiée sur ses réseaux sociaux, il clarifie sa position face aux spéculations qui le désignent comme une alternative politique au régime actuel.
Ghribi a tenu à préciser, d’emblée, que l’évocation de son nom comme potentiel candidat à la présidence de la République ne relève ni de son initiative ni de celle d’une quelconque partie le représentant. Il affirme s’exprimer non pas en tant qu’homme d’affaires, mais en tant que « fils de la Tunisie », soulignant un attachement profond et constant à son pays.
Réagissant aux nombreuses prises de position suscitées par cette affaire, il dit accueillir favorablement les soutiens exprimés à son égard, tout en respectant les critiques, qu’il considère comme une manifestation saine du pluralisme. Il insiste toutefois sur la nécessité d’un dialogue sans calomnies ni mauvaise foi.
Dans son message, Kamel Ghribi revient également sur son parcours, rappelant ses tentatives répétées de contribuer au développement de la Tunisie, à travers des investissements et des initiatives dans les secteurs sanitaire et humanitaire. Il évoque notamment son rôle lors des périodes critiques de la crise de l’oxygène, affirmant que son engagement relevait exclusivement d’un devoir patriotique et humain، sans arrière-pensée politique ou médiatique.
Malgré les difficultés rencontrées، il assure que sa position demeure inchangée : « ma main reste tendue vers la Tunisie », écrit-il, réaffirmant sa volonté de soutenir toute initiative sincère visant à faire avancer le pays, sans chercher un quelconque poste ou intérêt personnel.
Ghribi souligne par ailleurs qu’il ne se considère pas comme une alternative à quiconque et qu’il n’ambitionne aucune fonction en dehors des cadres légaux et institutionnels. Selon lui, la Tunisie a avant tout besoin de compétences, d’une gouvernance efficace et d’une meilleure connexion avec son environnement international, dans le respect de sa souveraineté.
Il met également en avant le rôle des Tunisiens résidant à l’étranger, appelant à valoriser leurs compétences et expériences comme levier de développement national, sans pour autant négliger les ressources internes du pays.
En conclusion, Kamel Ghribi appelle à dépasser les divisions et à privilégier l’intérêt national, affirmant que la Tunisie « est plus grande que les personnes et plus profonde que les divergences ». Il réitère enfin son engagement à rester au service de son pays, en maintenant « ses portes et sa main ouvertes à tout ce qui est dans l’intérêt de la Tunisie ».


