La ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Asma Jebri, a décerné, mardi, le Prix de la meilleure recherche scientifique féminine pour l’année 2026 à la chercheuse et docteure-ingénieure en hydrologie et hydrométéorologie Khaoula Khemiri, pour son étude intitulée « L’impact des changements climatiques et des pressions anthropiques sur les ressources en eau bleue ».
Occupant actuellement le poste d’ingénieure en hydrométéorologie à l’Institut national de la météorologie (INM), Khaoula Khemiri a déclaré, lors d’une cérémonie tenue à cette occasion au siège du ministère, que son étude porte sur la question du stress hydrique, qui représente l’un des principaux défis auxquels est confrontée la Tunisie, dans un contexte marqué par la baisse des ressources en eau et l’irrégularité des précipitations, parallèlement à une pression croissante liée à l’activité agricole.
Dans sa recherche, elle plaide en faveur de la mise en place d’une gestion intégrée des ressources en eau, appuyée par les technologies de l’intelligence artificielle (IA), permettant de croiser les différentes données, de coordonner les efforts des différents intervenants et d’améliorer le processus de prise de décision.
Menée à l’Institut national des recherches agronomiques de Tunisie (INRAT), relevant de l’Université de Carthage, cette étude vise à développer une approche basée sur l’IA permettant d’intégrer simultanément des données climatiques, satellitaires et hydrologiques, afin de mieux anticiper les risques et de renforcer la sécurité hydrique et alimentaire.
Selon la chercheuse, les résultats de sa recherche ont mis en évidence la capacité de l’IA à améliorer la qualité des données climatiques, contribuant ainsi à développer des outils plus précis pour comprendre l’évolution des ressources en eau et anticiper les risques qui y sont liés.

