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Le SNCSP met en garde contre le système de lutte contre la corruption

9 décembre 2013
in Actualités
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Dans un communiqué qu’il vient d’éditer à l’occasion de la journée internationale de lutte contre la corruption le 9 décembre de chaque année, le Syndicat Tunisien des conseillers des Services Publics, a exprimé sa profonde inquiétude quant aux répercussions néfastes qu’engendrera la dégradation du classement relatif aux indices de perception de la corruption émis par Transparency International  notamment en ce qui concerne la confiance des usagers, investisseurs et institutions internationales en l’administration et les agents publics.

Le communiqué a ajouté qu’près avoir examiné la réalité des systèmes d’administration et de gestion publiques et le classement de la Tunisie dans le domaine de la lutte contre la corruption, le Syndicat National des conseillers des Services Publics communique à l’opinion publique et aux pouvoirs politiques ce qui suit :

1-Son refus catégoriques des politiques parachutées dans le traitement du dossier de l’instauration de la gouvernance et de la lutte contre la corruption en contradiction avec le principe de participation dans l’élaboration des conceptions et la définition des stratégies.

2-Son étonnement par rapport à la persistance dans l’emploi d’une approche amputée en matière de gouvernance dans le secteur public et ce par la négligence des impératifs de la nouvelle gestion administrative et de la nécessité de réformer et de promouvoir les processus d’administration et de gestion conformément aux normes internationales.

3-Son indignation quant à l’exclusion des conseillers des services publics de la participation dans l’élaboration de la stratégie nationale de lutte contre la corruption et quant au refus de la représentation de ce corps dans les structures et commissions créées malgré les multiples correspondances émises à cet effet.

Ceci-dit, le Syndicat National des Conseillers des Services Publics exprime ce qui suit :

1-Son appel au gouvernement de remédier au cas de grande corruption que représente l’injustice subie par le corps des conseillers des services publics en nette contradiction avec l’esprit et les dispositions de la convention des nations unies contre la corruption ratifiée par la Tunisie en mars 2008 notamment dans son article 7.

2-Son appel à l’assemblée nationale constituante de stipuler expressément dans la constitution l’adoption du principe de compétence et de la culture de responsabilisation dans la gestion publique et d’adopter la gouvernance avec toutes ses composantes comme modèle de gouvernement et non seulement une instance constitutionnelle.

3-Son appel au gouvernement de réviser l’approche adoptée dans l’élaboration des programmes et conceptions relatifs à la gouvernance et à la lutte contre la corruption, et ce, vers le respect du principe de participation et vers l’insertion de la réforme des processus d’administration et de gestion parmi les priorités.

4-Son appel au gouvernement de reconcevoir le système de rémunération source de désarroi et de sentiment d’injustice chez les agents publics et d’adopter des critères objectifs de rémunération qui respectent la compétence et les principes de justice et d’équité en conformité avec les standards internationaux.

Le SNCSP rappelle enfin qu’il continuera sa lutte dans la défense de la promotion des services publics en général et des demandes légitimes des conseillers des services publics en particulier et qu’il ne tardera pas à entamer toute forme de militantisme dans sa défense des principes et dans son traitement avec les institutions de l’Etat.

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