
De nombreux médias tunisiens passent par des crises financières aiguës et certains ont même dû mettre la clef sous le paillasson. La situation d’anarchie et de non loi qui sévit dans le domaine de la presse, l’augmentation disproportionnée du nombre de journaux, de télévisions, de stations de radios dans un marché très réduit, la concurrence déloyale entre les supports autorisés et ceux qui ne le sont pas, la diminution des marchés publicitaires, l’augmentation des coûts de production… sont autant de facteurs qui ont abouti à cette grave financière de la presse tunisienne.
Et malheureusement après les journaux en papier dont l’avenir est de plus en plus incertain, la crise commence à toucher les chaînes de télévision. La chaîne « Al Akhbaria Ettounissia » a ainsi disparu avant même son lancement officiel, alors que d’autres sont en pleine difficulté à l’instar de Tounessna, TWT ou même de Nessma ; qui est pourtant une des chaînes les plus structurées et les plus suivies.
La réduction des effectifs et la diminution des productions sont des signes indicateurs de la gravité de la situation dans les médias tunisiens. En attendant l’instauration de la fameuse HAICA qui pourrait éventuellement résoudre de nombreux problèmes en faisant rétablir l’ordre et imposer les cahiers de charge, nous espérons que tous les médias tunisiens en situation régulière arrivent à s’en sortir financièrement pour garantir une presse libre et crédible.
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