
Grâce à son capital relationnel aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger, le Président du parti de l’Union Patriotique Libre (UPL), Slim Riahi a donné une dimension très importante à son parti et de loin supérieure à sa vraie taille.
Riahi multiplie, dans ce sens, les initiatives et les consultations, et la dernière en date était sa réunion du mardi 27 août avec le Président de l’Assemblée Nationale Constituante Mustapha Ben Jaâfar.
A l’issue de cette réunion, Riahi a multiplié les passages médiatiques durant lesquels il a rappelé son rôle dans l’organisation de la fameuse réunion entre les leaders d’Ennahdha et de Nidaa Tounes, Rached Gannouchi et Béji Caïd Essebsi, pour discuter des solutions à prôner afin de sortir la Tunisie de la grave crise politique dans laquelle elle se débat depuis un mois.
Slim Riahi a proposé la formation d’un gouvernement neutre et non partisan qui doit être présidé par une personnalité indépendante.
Bien qu’il ait appelé à la formation d’un gouvernement neutre, Riahi a de nouveau appelé à la nomination de Béji Caïd Essebssi comme président de la République à la place de Moncef Marzouki, car ce dernier a réussi à guider le pays à bon port lors de la période transitoire d’après la révolution.
Cette proposition de Riahi a été très critiquée par les « Nahdhaouis » sur les réseaux sociaux. Ces derniers n’ont pas compris comment Riahi veut que leur parti quitte le pouvoir et accepte la formation d’un gouvernement neutre de technocrates, et qu’en même temps il offre sur un plateau la Présidence de la République au leader du parti rival.
Très critiques envers Riahi, certains « Nahdhaouis » ont estimé que depuis son rapprochement avec Nabil Karoui, le Président de l’UPL est devenu un fervent supporter d’Essebssi.
Discussion about this post