
Les autorités tunisiennes ont annoncé, hier 27 août 2013, lors d’un point de presse dirigé par le Chef du gouvernement Ali Laârayedh, que la mouvance islamiste Ansar Al-Chariâa, est désormais considérée comme une organisation terroriste.
A ce titre, Ridha Belhaj, porte-parole du parti islamiste Al-Tahrir, est revenu, lors d’une interview exclusive accordée au quotidien Assabah News, sur les retombés et les résurgences de cette décision.Belhaj a indiqué que cette décision va conduire le pays vers le désordre et le chaos, et ce, plus particulièrement dans les mosquées et les quartiers populaires.
Dans ce sens, le leader islamiste a exprimé son insatisfaction vis-à-vis de la décision de Laârayedh, qui, toujours selon les dires de Belhaj, ne peut montrer ses dents que contre les salafistes.
Sur le même ton, Belhaj a ajouté que le parti de Rached Ghannouchi, traumatisé par le scénario égyptien, a fait un coup d’état contre lui-même.
Par ailleurs, Belhaj a précisé que l’échec de la révolution est perceptible, à travers, cette « alliance » entre Ennahdha et Nidaa Tounes, ce parti qui représente la contre révolution par excellence, toujours selon ses propos.
« Un consensus orchestré par des forces étrangères », ajoute-t-il. Le dirigeant du parti Al-Tahrir accuse par ces propos certaines parties occidentales, essentiellement la Grande Bretagne qui a fait pression sur Ennahdha et en un degré moindre la France qui joué le rôle d’intermédiaire.
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