Liban : Un militaire français de la FINUL tué dans le sud

Un militaire français, le sergent-chef Florian Montorio, a été tué, et trois autres soldats français ont été blessés, samedi 18 avril, dans le sud du Liban, lors d’une attaque contre des casques bleus, a annoncé le président français Emmanuel Macron en début d’après-midi.
« La nation s’incline avec respect et adresse son soutien aux familles de nos soldats et à tous nos militaires engagés pour la paix au Liban. Tout laisse à penser que la responsabilité de cette attaque incombe au Hezbollah. La France exige des autorités libanaises qu’elles arrêtent immédiatement les coupables et prennent leurs responsabilités aux côtés de la [Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul)], a écrit le chef de l’Etat français sur le réseau social X.
Emmanuel Macron s’est entretenu samedi avec le président libanais, Joseph Aoun, et le premier ministre, Nawaf Salam, leur demandant de « garantir la sécurité des soldats de la Finul ». Il a appelé Beyrouth « à faire toute la lumière sur [cette attaque], à identifier et poursuivre sans délai les responsables et à tout mettre en œuvre pour garantir la sécurité des soldats de la Finul qui ne doivent en aucun cas être pris pour cibles », a fait savoir l’Elysée.
Joseph Aoun a « fermement » condamné « l’attaque ciblée contre le contingent français » et a assuré que « le Liban ne va permettre aucun laxisme dans la poursuite des personnes impliquées », selon un communiqué de la présidence. Le sergent-chef Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été tué « par un tir direct à l’arme légère », a précisé la ministre des armées, Catherine Vautrin, sur X.
« Il était en mission d’ouverture d’itinéraire vers un poste de la Finul isolé depuis plusieurs jours par les combats dans la zone, il a été pris dans une embuscade par un groupe armé à très courte distance. Touché immédiatement par un tir direct à l’arme légère, il est relevé sous le feu par ses camarades, qui ne parviennent pas à le réanimer », a-t-elle détaillé, en soulignant que ce « sous-officier expérimenté » avait déjà été « déployé plusieurs fois en opération ».
Votre commentaire