
Depuis un certain temps, nombre d’observateurs avertis ont relevé le fait que l’Union Générale Tunisienne du Travail semble perdre son autorité, ou du moins le contrôle de ses bases surtout dans les régions.
Il fût un temps où la décision de conduire n’importe quelle grève était soumise à une autorisation préalable prise au sein d’un comité central de l’UGTT, hors cette pratique semble parfois partir aux oubliettes et l’on assiste à des décisions de plus en plus unilatérales.Le meilleur exemple pour illustrer cette nouvelle tendance, est la grève conduite depuis plus d’une semaine par les agents des Recettes des Finances sur la quasi totalité du territoire du pays. Il faut dire que bien que la centrale syndicale ait appelé les travailleurs à rejoindre leurs postes dans la soirée du mercredi 12 mars, afin que le jeudi le service reprenne normalement dans cette institution névralgique, qui connait toute au long de la journée une activité assez soutenue, ces derniers ne se sont pas réellement conformé à cette décision.
Car justement, après une heure de travail effectuée, dans la matinée, le mouvement protestataire de la grève a repris de plus belle, suite à l’appel de certaines parties.
Face à cette situation l’UGTT a rendu public un deuxième communiqué en ce vendredi, chose qui constitue une première en Tunisie. L’on a tout à fait le droit de se poser, là, comme question, si la centrale syndicale n’a pas perdu de son aura et de son autorité face à des travailleurs qui se seraient révoltés sur l’autorité.
Quoi qu’il en soit, les dirigeants de l’UGTT, et à leur tête, son secrétaire général, Houcine Abassi, doit mettre toute son énergie, en collégialité avec les différents responsables du dossier, pour rectifier le tir surtout que la force ouvrière peut être destructrice s’il est elle est utilisée à des fins autres que sa mission originelle…!
Slim Maâtoug
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