
Une importante réunion de travail a été consacrée, hier vendredi 14 mars 2014 au Palais de La Kasbah à l’étude de la situation de la presse écrite en Tunisie.
Sous l’égide du chef du gouvernement, Mehdi Jomâa, cette réunion a eu lieu entre une délégation du gouvernementale représentant la Présidence du gouvernement et les ministères de l’Economie et des Finances et une autre de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux (FTDJ), conduite par son président, Taïeb Zahar et composée de Nasserdine Ben Saïda, Amor Touïl, Nizar Bahloul, Kaïs Ben Mrad et Abdallah Zouari.
Après avoir passé en revue les diverses préoccupations d’ordre professionnel, organisationnel et structurel et après que le Chef de Gouvernement a donné avec beaucoup de franchise à ses hôtes un aperçu sur la grave situation économique du pays, il a été convenu ce qui suit:
-Formation d’une commission mixte entre le gouvernement et la FTDJ en vue de discuter de la création :
*D’une commission qui sera chargé l’attribution de la publicité publique aux organes de la presse écrite papier et électronique, selon des critères clairs qui seront établis dans un cahier des charges modèle.
* D’un mécanisme de soutien à la presse écrite et aux sources de ses financements en dehors du budget de l’Etat tout en mentionnant le cadre de gestion de ces sources;
-Adoption du principe de l’abrogation de la caution financière lors de l’importation du papier d’impression tout en inscrivant ce principe d’abrogation dans la Loi de finances.
-Révision de la circulaire n°8 de l’année 2012 concernant l’achat des journaux et des périodiques par les entreprises publiques pour mettre un terme à certaines pratiques de monopole et afin de concilier entre les dispositions d’application et l’aide au secteur de la presse.
Il est à signaler que le Chef du Gouvernement Mehdi Jomâa a appelé les dirigeants des médias à participer à la sensibilisation des Tunisiens sur la grave situation par laquelle passe le pays.
Jomâa a insisté sur le rôle des médias pour sensibiliser à la nécessité de se sacrifier, de multiplier les efforts et de créer les richesses pour espérer dépasser une situation très difficile mais qui n’est pas pour autant désespérée.
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