
De nombreuses sociétés pétrolières attendent, semble-t-il, depuis de longs mois la désignation de leurs hauts responsables. Ces vacations injustifiées au niveau des plus hauts postes de responsabilité de ces sociétés pourraient impliquer des retombées négatives au niveau de leur gestion et même de la rentablilité.
La société TRASPA (Transport de Gaz par Pipeline) dont 80% du capital est détenu par l’Etat tunisien(ETAP) et 20% par la société algérienne SONATRACH; est parait-il sans PDG depuis presque un an, date de départ de Hammed Gaddour à la retraite.La société de développement et d’Exploitation du Permis du Sud (SODEPS) dont le capital est mixte entre la Tunisie et l’Italie à raison de 50%, est dans la même situation depuis que son PDG Lotfi Ghzel n’exerce plus suite à certaines pressions qui l’ont obligé à jeter l’éponge.
La Compagnie Tuniso-Française des Pétroles; Equipment Hydraulique; Maretap SA, est presque dans la même situation depuis le mois d’aout. Sachant que les accords établis prévoient que le PDG de cette compagnie soit tunisien et que le DGA soit français.
Naturellement depuis le PDG a quitté et en attendant son remplacement qui tarde à venir, la gestion est assuré par le DGA.
Quant à la société mixte tuniso-algérienne Numhyd (50% ETAP- 50% SONATRACH), la situation est beaucoup plus compliquée depuis le mois d’avril date de départ du DGA tunisien à la retraite.
En effet, les accords entre la Tunisie et l’Algérie prévoient que le PDG de la Numhyd soit algérien et que le DGA soit tunisien et qu’ils aient tous deux une double signature dans les chèques, mais depuis le départ du DGA, c’est le Président du conseil d’administration, à savoir le PDG de l’ETAP, qui a hérité de ce pouvoir de signature, côté tunisien.
Avec tout que cela implique comme retard dans la gestion quotidienne, puisque les parapheurs sont transportés du local de la Numhyd à celui de l’ETAP pour qu’ils soient signés.
Cette léthargie inquiétante dans la nomination des hauts responsables a ouvert la porte à de nombreuses rumeurs et spéculations.
Certains sont même arrivés à dire que le ministère n’a pas pourvoyé ces postes faute de candidats sérieux proches de la Troïka au pouvoir. D’autres estiment que le ministre de l’Industrie Lamine Chakkari attend le remaniement et réserverait un de ces postes à un ministre qui quittera le gouvernement ?!
Mais qu’ils soient réels ou infondés, rien ne justifie ces retards dans la nomination de ces responsables surtout que la Tunisie regorge de compétences…
J.B.H.
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