
Dépitée par la grève sauvage qui paralyse son usine à Oued Ellil depuis plus de trois semaines, la direction de la société BAXTER Tunisie a décidé d’entamer un lock-out de trois mois.
La direction, a eu recours à ce type de grève patronale qui consiste à fermer son usine, pour contrer la grève sauvage qui bloque sa production.
En décrétant ce lock-out, la direction voulait tenter une dernière manœuvre pour sauver l’existence de cette filiale tunisienne de Baxter International, (implanté à travers 60 usines dans 100 pays) et sensibiliser les fauteurs de troubles, ainsi que les autorités à la gravité de la situation.
Néanmoins, malgré toute la bonne volonté, certains membres du bureau exécutif de l’UGTT, qui ne cessent de se déployer pour convaincre les protestataires des risques de cette démarche de blocage sauvage, la situation n’a pas évolué et certains syndicalistes continuent à jouer, d’une façon irresponsable, avec l’avenir de 420 salariés (100 cadres supérieurs et 320 opérateurs).
Ce qui a malheureusement amené la direction de ce leader mondial de l’industrie des dispositifs médicaux, à entamer officiellement les procédures afin de fermer ce site en Tunisie (l’unique en Afrique) et de le transférer en République Dominicaine.
Il est à rappeler qu’un désaccord entre une opératrice et un ingénieur est à l’origine de ce drame qui peut causer le chômage imminent des 420 salariés de cette société totalement exportatrice- vers des Marchés principalement en Europe, mais aussi en Asie et en Amérique Latine.
Non contents que leurs collègues soient convoqués devant le Conseil de Discipline pour avoir arrêté la production, certains salariés ont entamé une grève sauvage sans même lancer un préavis.
Ces protestataires ont bloqué l’accès au site de production, privant leurs collègues d’accéder à leur travail.
Bien que plus de deux cents salariés réclament leur droit au travail, les autorités sont restées passives face aux protestataires qui bloquent l’accès au site.
Et à maintes reprises, la situation a failli dégénérer entre les deux camps. Ce qui a amené la direction a entamer ce lock-out.
En somme, on ne peut qu’être choqué par autant d’irresponsabilité de certains syndicalistes qui osent jouer avec l’avenir de centaines de familles, de même que par la passivité de la direction de l’UGTT qui semble ne plus contrôler ses bases, ainsi que celle des autorités qui ne réagissent pas énergiquement devant pareille situation où la volonté d’une poignée de personnes menacent l’avenir de centaines d’autres.
Vivement l’autorité de l’Etat.
Kais Ben Mrad
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