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Piratage de comptes bancaires : le top 3 des plus grands casses du siècle

12 juin 2026
in Actualités, Divers
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piratage
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À l’ère du numérique, les braqueurs de banques ne s’arment plus de cagoules ni d’explosifs. Ils n’ont besoin que de quelques lignes de code. D’ailleurs, les plus grands criminels des dernières années sont ceux derrière les casses virtuels. Voici les trois piratages de comptes et d’institutions bancaires les plus spectaculaires de l’histoire.

1. Banque Centrale du Bangladesh : l’arnaque à 81 millions de dollars

En février 2016, un groupe de pirates réalise l’un des coups les plus audacieux de l’histoire. Ils se sont infiltrés dans le réseau de la Banque Centrale du Bangladesh et ont pu voler les identifiants de l’institution sur le réseau SWIFT.

Par la suite, ils ont envoyé des dizaines de demandes de virements frauduleux à la Federal Reserve Bank de New York, où est stocké l’argent. Ils cherchaient à transférer près d’un milliard de dollars vers des comptes aux Philippines.

Une simple faute d’orthographe dans le nom d’un bénéficiaire (« fandation » au lieu de foundation) a éveillé les soupçons. Malgré cela, le butin final s’élève à 81 millions de dollars.

2. L’opération Carbanak : des distributeurs crachent de l’argent

Entre 2013 et 2015, un cybergang baptisé « Carbanak » a redéfini le vol bancaire. Il a attaqué directement plus de 100 institutions financières à travers le monde. Il s’agissait principalement d’entreprises basées en Russie, aux États-Unis et en Europe.

Leur méthode était assez simple. Ils ciblaient les employés de banque. Une fois un logiciel malveillant installé, les hackers étudiaient pendant des mois les routines des employés grâce à des captures d’écran et des vidéos. Les hackers ont fini par prendre le contrôle des comptes d’administration. Ils ont modifié les soldes de comptes clients. Par exemple, un compte de 1 000 $ passait virtuellement à 10 000 $.

Par la suite, ils effectuaient des virements sans que le client ne remarque quoi que ce soit.

Après cela, ils programmaient des distributeurs automatiques afin de distribuer des billets à une heure précise, où un complice attendait devant la machine. Le bilan de cette opération s’élève à près d’un milliard de dollars.

3. Capital One : l’une des plus grandes fuites de données personnelles

En 2019, le géant bancaire américain Capital One subit l’une des plus grandes fuites de données de l’histoire du secteur financier. Celle-ci concernait plus de 100 millions de clients.

Chose assez surprenante : ce coup est l’œuvre d’une seule femme. Il s’agit de Paige Thompson, une ancienne ingénieure en cloud computing. Elle a exploité une faille de configuration dans un pare-feu pour s’introduire sur les serveurs de stockage loués par la banque.

Paige Thompson ne vide pas directement les coffres. Au lieu de cela, elle s’empare des données de cartes de crédit, des scores de solvabilité, des numéros de sécurité sociale et des soldes de comptes de millions de personnes. Posséder ce genre de données est équivalent à tomber sur une mine d’or.

La hackeuse a été arrêtée avant d’avoir pu vendre l’intégralité des données. Néanmoins, le coût des réparations, des compensations et des amendes pour Capital One a dépassé les 270 millions de dollars.

Ce qu’il faut retenir

Ces trois cyberattaques démontrent que la plus grande faille des systèmes bancaires reste humaine. Il suffit parfois de cliquer sur une simple pièce jointe pour se retrouver face à une gigantesque opération de piratage. Une mauvaise configuration technique ou un bref instant de mégarde suffit à ouvrir les portes des plus grands coffres-forts numériques de la planète.

 

S.G

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