Lors du Tunisia Economic Forum, organisé le 12 mai 2026 par l’IACE, Mnaouer Sghiri, le directeur de la production animalière à l’UTAP a dressé un constat sans appel sur les mutations profondes du secteur agricole tunisien.
L’annonce la plus marquante de la journée concerne la géographie de l’huile d’olive. Traditionnellement associée à des régions comme Sfax ou Sousse, la production nationale voit aujourd’hui un nouveau leader s’imposer.
Selon Mnaouer Sghiri, Sidi Bouzid est désormais le premier gouvernorat producteur d’huile d’olive en Tunisie. Cette transition marque un tournant historique pour la région, qui délaisse progressivement ses anciennes spécialités.
D’après le directeur de la production animalière à l’UTAP, ce changement de leadership oléicole s’accompagne d’un abandon sectoriel inquiétant. Le gouvernorat de Sidi Bouzid n’est plus, comme il l’était auparavant, spécialisé dans la production de viande rouge, et plus particulièrement dans l’élevage d’ovins ou de production de lait.
L’intervention a également permis de déconstruire certains mythes sur la structure agraire tunisienne. Contrairement à l’idée souvent véhiculée : 95 % des agriculteurs tunisiens sont en réalité de petits exploitants. Cette fragmentation représente un défi majeur pour la modernisation du secteur, l’accès aux financements et la résilience face aux crises.
En conclusion de son intervention, le représentant de l’UTAP a déploré l’absence de vision stratégique claire de la part des autorités. Il a évoqué le enjeux de demain à savoir :
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La création d’une nouvelle carte agricole : Adapter les cultures aux spécificités climatiques et hydriques actuelles.
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Le soutien aux petits producteurs : Mettre en place des mécanismes de regroupement ou de coopératives.
S.G

