SNJT : mise en garde contre les dérives racistes dans le traitement médiatique de la migration

SNJT : mise en garde contre les dérives racistes dans le traitement médiatique de la migration

 

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a mis en garde, lundi, les journalistes contre le risque de dériver vers des discours racistes ou discriminatoires, intolérables d’un point de vue professionnel et juridique.

Dans un communiqué publié sur sa page officielle Facebook, le syndicat évoque une montée préoccupante des discours de haine visant les migrants originaires de pays d’Afrique subsaharienne, dans certains médias ou dans des publications de journalistes sur les réseaux sociaux.

Il appelle à la vigilance face à la propagation des discours populistes largement sur les réseaux sociaux. Pour le syndicat, adhérer à cette démarche, directement ou indirectement, constitue une grave violation de l’éthique professionnelle et de la responsabilité sociale du journaliste, et menace la crédibilité des médias ainsi que leur rôle dans la préservation de la paix sociale.

Dans son communiqué, le syndicat souligné la nécessité pour les journalistes de n’avoir d’objectif autre que la quête de la vérité et de la présenter au public dans le cadre du droit de chaque citoyen à l’information, loin de toute exagération, minimisation ou manipulation des émotions.

Le SNJT met en avant l’importance du respect de la dignité humaine et de s’abstenir de diffuser ou de promouvoir tout discours susceptible d’alimenter la haine, le racisme ou les stéréotypes. Il souligne la nécessité de distinguer les différents concepts liés à la migration, de fournir des informations précises et étayées par des sources fiables, et d’adopter une approche professionnelle équilibrée, reflétant les différents points de vue.

Le syndicat recommande, par ailleurs, de renforcer le travail de terrain et encourage la réalisation d’enquêtes journalistiques approfondies permettant une compréhension globale du phénomène de la migration irrégulière dans ses différentes dimensions, tout en évitant de s’inscrire dans des campagnes de désinformation ou de relayer des fausses informations, en vérifiant systématiquement les contenus, notamment sur les réseaux sociaux.

Le SNJT exhorte les institutions médiatiques à assumer pleinement leurs responsabilités en cette phase délicate, en « proposant des contenus sérieux contribuant à éclairer l’opinion publique, au lieu d’alimenter les peurs ou d’exploiter la crise à des fins d’audience ou d’intérêts étroits ».

Il réaffirme le rejet catégorique de toute tentative d’intimidation visant les institutions médiatiques dans le but de les dissuader de remplir leur rôle d’information du public sur les questions liées aux droits humains.

Votre commentaire