Estimé à 200 millions de dinars, le projet de gazoduc El Mourouj-Zriba-M’saken vise à renforcer les capacités nationales de transport du gaz naturel, avec un débit maximal annoncé de 2,7 millions de mètres cubes par heure.
Une réunion tenue le 13 octobre au gouvernorat de Sousse a porté sur l’accélération du projet et la levée des obstacles administratifs et fonciers.
Trois tronçons pour renforcer le réseau
Présenté par les représentants de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (STEG), le projet comprend trois canalisations en acier. La principale, longue de 78,1 kilomètres et d’un diamètre de 24 pouces, reliera les stations de Zriba et de M’saken. Deux autres conduites relieront Fouchana à El Mourouj sur 3,8 kilomètres et Bourabiaa à Zriba sur 43 kilomètres.
Les infrastructures comprendront également deux stations de lancement et de réception du gaz, ainsi que six stations de sectionnement à haute pression.
Un enjeu pour la sécurité énergétique
Le projet doit améliorer la continuité de l’approvisionnement en gaz naturel, notamment pour les centrales électriques, particulièrement sollicitées durant l’été en raison de la hausse de la demande en électricité.
Porté par la STEG, ce programme bénéficie d’un financement de la Banque islamique de développement et s’inscrit dans le renforcement du réseau national de transport du gaz.
Les procédures foncières à finaliser en novembre
Lors de la réunion présidée par le gouverneur de Sousse, Sofiène Tanfouri, il a été convenu d’effectuer les inspections techniques liées aux rapports d’essais avant la fin de la semaine et d’achever les procédures foncières relatives aux emprises et aux servitudes d’ici fin novembre 2026.
Le délai contractuel de réalisation est fixé à 17 mois. Ces échéances concernent toutefois les démarches préparatoires et ne confirment pas le démarrage effectif des travaux.

