Trump réunit son "Conseil de la paix" : discours décousu, ultimatum à l’Iran et 10 milliards $ sur la table

  Trump réunit son  "Conseil de la paix" : discours décousu, ultimatum à l’Iran et 10 milliards $ sur la table

 

Le président américain Donald Trump a ouvert, jeudi 19 février, la première réunion de son "Conseil de la paix". De la recherche d'un accord avec l'Iran à la reconstruction de Gaza, en passant par la "surveillance" de l'ONU, lors de son discours – décousu – d'inauguration, le président américain a balayé large, n'apportant que peu de détails quant aux objectifs de son Conseil.

Il a toutefois clairement menacé Téhéran, lui fixant un ultimatum de dix jours pour conclure un accord "pertinent", ou "de mauvaises choses" arriveront.

Quelque 47 pays dont seulement certains sont membres à proprement parler du "Conseil", et l'Union européenne (UE), en "observatrice", étaient présents jeudis pour discuter de la reconstruction et la stabilisation de la bande de Gaza, mission première de cet organisme. Donald Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de 7 milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien dévasté.

Il a aussi annoncé une contribution américaine de 10 milliards de dollars pour le "Conseil de la paix", doté d'une mission plus large et très vague de résolution des conflits dans le monde. La rencontre a lieu dans un "Institut pour la paix" qui porte depuis peu le nom de Donald Trump sur sa façade. La réunion porte aussi sur l'envoi de milliers de militaires pour une force de stabilisation, et sur la constitution d'une force de police.

Le chef de l'administration provisoire de la bande de Gaza, le Palestinien Ali Chaath, est parmi les participants. La rencontre a commencé par une photo de famille, tandis que résonnaient les tubes préférés de Donald Trump, allant d'Elvis Presley à James Brown.

"Tout le monde aime la musique ?", a commenté le milliardaire de 79 ans, en incitant ses invités à "sourire". Sur l'estrade, le chef de la diplomatie israélienne, Gideon Saar, s'est tenu aux côtés du Premier ministre du Qatar, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane Al-Thani.

Le président américain, dans un discours largement improvisé, a rendu hommage à certains alliés comme le Premier ministre hongrois Viktor Orban, ou le président argentin Javier Milei.

Bruce Jones, expert de la Brookings Institution, décrit à l'AFP le projet du président américain comme "un mélange confus d'ambition et de narcissisme, qui ne repose sur aucun effort de cohérence intellectuelle." Donald Trump, président du "Conseil de paix", est seul habilité à "inviter" d'autres dirigeants et peut révoquer assez facilement leur participation.

"Si cette réunion (jeudi) ne produit pas des résultats rapides et concrets" en particulier sur le plan humanitaire, "sa crédibilité va rapidement s'effondrer", prédit Max Rodenbeck, expert du International Crisis Group, dans un communiqué.

Votre commentaire