
Après ses déclarations controversées sur la chaîne «Attounsiya», le général à la retraite, Ahmed Chabir a été entendu, comme témoin à la Cour d’appel militaire de Tunis dans l’affaire des martyrs et blessés de la révolution du Grand-Tunis, Nabeul, Bizerte, Sousse, Zaghouan et Monastir.
Néanmoins, Chabir s’est rétracté dans certaines de ses déclarations insistant sur le fait que ses propos dans l’émission de la chaîne «Attounsiya», seraient « tout au plus une opinion personnelle ».
« Accusé principal (en fuite) dans l’affaire du jour, l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, n’avait donné instruction de tirer sur les manifestants qu’à l’armée nationale, a-t-il persisté à soutenir tout au long de l’audience, niant savoir si l’ancien président avait donné des instructions dans ce sens aux forces de la sûreté nationale. « En tout état de cause, ceci ne relevait pas de mon champ de compétence », a-t-il ajouté.
Ce changement de position a poussé certains à se demander à quoi joue Chabir ? Pourquoi a-t-il choisi de parler maintenant après trois ans de mutisme et pourquoi a-t-il choisi « Attounsiya » précisément ? A-t-il dit toutes les vérités ou a-t-il cherché simplement à disculper certains et ruiner d’autres ?
C’est ce que pense par exemple l ’avocat des agents de forces de l’ordre arrêté suite à la révolution du 14 janvier, Hssan Ghodhbeni, qui a estimé, dans une déclaration accordée à Mosaïque Fm, qu’Ahmed Chabir cherche à disculper les forces de l’armée des accusations concernant les tirs sur les manifestants, et ce au détriment des forces de l’ordre.
Ghodhbeni est allé plus loin en accusant que les déclarations de ce dernier concernant les forces de l’ordre ont été faites dans le cadre d’un compromis conclu en coulisses.
Quoi qu’il en soit, il semble que le peuple tunisien est encore loin de connaître toutes les vérités sur sa révolution.
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