
C’est aujourd’hui que l’ex-conseiller du président de la République, Ayoub Messaoudi, comparaît à nouveau devant le juge d’instruction auprès du tribunal militaire de Tunis.
Accusé selon l’article 91 du code de la justice militaire « d’atteinte à la dignité, à la renommée et au moral de l’armée », Ayoub Messaoudi estime, toutefois, qu’il s’agit d’un procès politique et qu’il est jugé pour avoir osé critiquer l’institution militaire en demandant notamment l’ouverture d’une enquête sur les dossiers de corruption dans l’armée.
L’accusation fait également référence à l’article 128 du code des procédures pénales pénalisant toute personne qui « par discours publics, presse ou tout autre moyen de publicité, impute à un fonctionnaire public ou assimilé des faits illégaux en rapport avec ses fonctions, sans établir la véracité ».
M. Messaoudi avait fait des déclarations à la presse dans lesquelles il accuse le ministre de la Défense et le chef d’état-major des armées le Général Rachid Ammar d’avoir caché la vérité et de ne pas avoir informé à temps le président de la République de la décision de l’extradition de Baghdadi Mahmoudi vers la Libye.
Ayoub Messaoudi est frappé d’une interdiction de voyage depuis le jeudi 16 août 2012. Il a comparu, vendredi 17 août, devant le juge d’instruction auprès du tribunal militaire de Tunis qui l’a informé des actes d’accusation le concernant et l’examen de l’affaire avait été reporté au 22 août 2012 à la demande de la défense.
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