
Après avoir dénoncé, via un avocat, les procès tenus contre lui en Tunisie et décrit comme « mascarade » les perquisitions effectuées dans ses bureaux, le Président déchu Zine Abidine Ben Ali, aurait téléphonné directement, le jour de l’aid, à certains des anciens hauts cadres du RCD, à en croire l’hebdomadaire Ourabia cité par Business News.
Victime de l’injustice et du mensonge, selon ses dires, Ben Ali, aurait déclaré, au bout du fil, à ses anciens collaborateurs, qu’il ne les a pas lâchés et qu’il ne s’est pas enfui du pays.
Ces appels téléphoniques, s’ils ont réelement eu lieu, confirment le plan imaginé par Ben Ali de quitter le pays dans l’espoir d’un retour rapide que devait susciter le chaos dû à l’artifice juridique utilisé pour que le Premier ministre de l’époque, M. Mohamed Ghannouchi, assure la présidence par intérim au nom de l’article 56 de la constitution.
Mais heureusement que dès le lendemain, le président du Parlement, Fouad Mebazaa, a été proclamé Président de la République tunisienne par intérim par le Conseil constitutionnel en vertu de l’article 57 de la Constitution, écartant ainsi la possibilité d’un retour à la tête de l’État de Ben Ali.
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