La pratique en question, n’en déplaise à certains, n’est pas récente. Elle a même toujours existé du temps de Bourguiba en passant par celui de Ben Ali.
Jadis, se retrouver dans une chambre d’hôtel relevait de multiples stratégies pour un couple non marié. Il fallait berner le réceptionniste, se faire discret et surtout ne pas tomber nez à nez avec le flic de service dont la mission était justement de ficher ces couples venus se cacher.
Les récentes affaires dénoncées par le journal électronique spécialisé dans le tourisme, « Destination Tunisie » ne sont pas un fait nouveau. De tout temps, des couples se sont fait ramassés par la police.
Hier, la médiatisation faisait défaut, aujourd’hui, elle relève tout ce qui bouge.
L’affaire de cette descente de police dans des hôtels de Hammamet où l’on a carrément fait irruption dans les chambres des clients suscite toutefois l’inquiétude.
Selon « Destination Tunisie », six à sept agents ont débarqué dans un hôtel à 1h15 du matin, le week-end dernier, et sans qu’ils ne soient munis d’un mandat de perquisition, avant d’interpeller un couple de Tunisiens.
Selon une source bien informée, « les contrôles ont toujours existé, sous Bourguiba, sous Ben Ali, et aujourd’hui. La police ferme généralement les yeux sur ces dizaines de cas de couples non mariés, mais lorsqu’elle est informée d’un adultère suite à la plainte d’un conjoint trompé, la police est dans l’obligation d’intervenir ».
En d’autres termes, les descentes et autres interventions sont motivées par des plaintes et sont l’objet de filatures.
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