Depuis l’annonce des premiers résultats des élections de l’Assemblée constituante, des négociations ont été entamées en vue de former un gouvernement qui dirigera la Tunisie dans cette période à venir.
Sur radio Express FM, M. Mohamed Abbou, élu CPR à la circonscription de Nabeul1, a affirmé l’intention de son parti d’obtenir le portefeuille de l’intérieur avec l’objectif annoncé de faire un grand « remue-ménage » dans ce ministère.
Qu’un leader politique exprime la volonté de son parti de briguer tel ou tel poste n’a rien de choquant. Malheureusement, en Tunisie, de telles annonces qui ont lieu après les élections donnent une idée sur la désorganisation de la majorité gouvernementale.
Les protagonistes de l’alliance (au départ Ennahdha et le CPR) avaient pris soin de distiller les petites phrases concernant leurs projets futurs pendant la campagne électorale mais ils ne s’étaient pas entendus sur qui ferait quoi une fois élus.
La chose est assez bizarre pour être soulignée d’autant plus qu’Ettakatol n’a rejoint formellement l’alliance que depuis Mardi et que d’autres doivent encore la rejoindre. Ce qui laisse présager davantage d’improvisations et d’hésitations dans la formation du futur gouvernement.
Il aurait été préférable de mettre les choses au point avant même la proclamation des résultats car ce qui est urgent aujourd’hui, c’est de définir les prérogatives de l’Assemblée constituante et la durée de son mandat et non le partage des portefeuilles ministériels dans les médias.
L’inexpérience dans la gestion des affaires de l’Etat de la plupart des futurs ministres est un autre facteur d’inquiétude. La Tunisie, après l’euphorie de la révolution, entre dans une phase de doute qu’on ne saurait dire combien elle va se prolonger et si elle va en sortir indemne.
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