
Fahem Boukkadous, un des rares journalistes à faire connaître la répression brutale du mouvement social de la région de Redeyef, vient de faire des révélations explosives en rapport avec les protestations sociales au bassin minier en 2008.
Militant et défenseur des droits de l’homme, maintes fois emprisonné et torturé à l’époque de Ben Ali, notamment pour avoir exprimé son opposition au régime et pour avoir couvert le soulèvement du bassin minier, Fahem Boukkadous a fait un témoignage émouvant et important dans l’émission « Souvenirs d’un prisonnier politique », diffusée sur « Al-Watania 2 », mercredi 17 octobre.
Boukkadous a indiqué l’ancien régime a essayé à maintes reprises de monnayer son silence lorsqu’il a su que les pressions ne servent à rien avec lui. Il a précisé que Noureddine Ben Ticha et Borhène Bessaies ont été chargés par l’ancien régime de négocier avec lui afin d’essayer de monnayer son silence.
Boukkadous a affirmé que c’est Ben Ticha qui l’a contacté en premier par téléphone et qui a fixé un rendez-vous avec lui, alors qu’il était en cavale.
Ben Ticha a, selon les dires de Boukkadous, ramené avec lui Borhene Bessaies pour négocier avec lui et le convaincre de changer d’attitude par rapport au régime.
Le militant a indiqué qu’il a refusé de « se vendre » et qu’il a été arrêté quelques heures seulement après ce rendez-vous dans un café plein de flics en civil qui l’ont poursuivis et arrêtés.
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