Le chef du bureau de coordination et de communication au sein de l’Observatoire national de la circulation, relevant du ministère de l’Intérieur, a rappelé, mardi, l’illégalité totale du service de « taxi moto » en Tunisie, et alerte sur les risques liés à la multiplication des deux-roues sur le réseau routier.
Selon le colonel Chamseddine Adouani, aucune disposition légale ne reconnaît le « taxi moto » comme moyen de transport rémunéré. Cette activité, ajoute-t-il, expose ses auteurs à des poursuites pour transport de passagers sans autorisation et utilisation de véhicules ne garantissant pas les conditions de sécurité requises.
Le responsable décrit la situation des motos comme un « cauchemar » pour la sécurité routière, en raison de leur vulnérabilité et des risques élevés d’accidents. Et d’ajouter que les autorités travaillent à encadrer davantage ce secteur à travers l’élaboration d’un cahier des charges relatif à la fabrication, l’assemblage et la distribution des deux-roues, ainsi que l’introduction de normes techniques plus strictes.
Le dispositif comprend également le renforcement des conditions d’accès à la conduite, avec l’obligation de détenir un permis spécifique, la fixation de l’âge minimum à 16 ans pour conduire une moto, et le port obligatoire du casque.
Le colonel Adouani a enfin rappelé que le non-port du casque est sanctionné par une amende pouvant atteindre 500 dinars, assortie d’une peine pouvant aller jusqu’à 6 mois de prison.

