M. Hechmi Hamdi, leader du mouvement de la Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement (Al-Aridha), avait annoncé, jeudi 10 novembre 2011, qu’il comptait revenir en Tunisie, après une absence de plusieurs années, pour participer aux concertations politiques concernant le démarrage des travaux de l’Assemblée constituante et du gouvernement, mais aussi pour mettre un terme à l’idée qu’il dirigeait son mouvement depuis l’étranger, soulignant qu’il était ouvert à toutes propositions de coalitions et prêt à jouer le rôle d’opposition au sein de l’assemblée « si les autres groupes politiques refusent le dialogue avec lui ».
L’annulation du retour d’El Hamdi, en Tunisie, intervient après l’annonce, vendredi, par neuf membres d’Al-Aridha, dont cinq élus à l’assemblée constituante, de leur retrait de ce mouvement, accusant son président de « tenter de leur dicter sa volonté, d’imposer ses opinions et de décider à leur place sans les consulter ».
Des journaux tunisiens ont publié, samedi, des articles sur M. Hachemi El Hamdi et sa relation avec l’ancien régime du président déchu, se référant en cela au rapport présenté, vendredi, aux médias par la commission nationale d’investigation sur la corruption et la malversation.
Dimanche 13 novembre 2011, sans donner d’explications sur les raisons qui l’ont poussé à annuler son retour au pays, M. Hechmi Hamdi intervient sur sa télé Al Mustakillah et change de ton.
Celui que l’on voyait calme et conciliant change de stratégie et se montre agressif.
M. Hamdi exige des excuses de la part de la télévision tunisienne, de l’agence de Presse TAP pour le black-out médiatique contre Al Aridha, mais pas seulement.
M. Hamdi va encore plus loin et exige des excuses de la part des partis politiques qui ne veulent pas collaborer avec Al Aridha mais aussi et surtout de la part du Président de la République M. Foued Mbazaa.
En effet, sur un ton presque menaçant le leader de Al Aridha demande à M. Mbazaa de s’excuser auprès de tous les sympathisants de Al Aridha et de tout le peuple tunisien en raison de l’exclusion de ce courant des négociations qui se déroulent actuellement entre les vainqueurs des élections de la constituante et qui seraient, selon M. Hamdi, présidées par le Chef de l’Etat.
Estimant que Al Aridha est maintenant soutenue par plus de la moitié de la population, M. Hechmi Hamdi donne un sursis d’une semaine à M. Mbazaa, aux médias et aux partis politiques avant de prendre la décision appropriée.
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