La production tunisienne de grenades devrait atteindre environ 98 000 tonnes au cours de la saison 2026, contre près de 91 000 tonnes en 2025, enregistrant ainsi une progression estimée à 8 %, selon les données relatives à la situation actuelle de la filière.
D’après les chiffres du Groupement interprofessionnel des fruits (GIFruits), les superficies consacrées à la culture du grenadier couvrent 10 472 hectares, regroupant environ 4,679 millions de grenadiers.
La filière repose essentiellement sur l’irrigation, qui concerne plus de 95 % des superficies cultivées, tandis que les cultures pluviales s’étendent sur quelque 441 hectares.
Sur le plan régional, Gabès occupe la première place avec une production estimée à 17 024 tonnes, suivie de près par Béja, avec environ 17 000 tonnes. Nabeul arrive en troisième position avec près de 15 365 tonnes, devant Kairouan, dont la production avoisine les 14 200 tonnes.
À eux seuls, ces quatre gouvernorats représentent près de 65 % de la production nationale, confirmant leur rôle central dans la filière tunisienne de la grenade.
La production est également présente dans plusieurs autres régions du pays, notamment Sidi Bouzid, Zaghouan, Sousse, Jendouba, Monastir, Mahdia, Sfax et Kasserine, avec des niveaux de production variables selon les zones.
Le gouvernorat de Manouba se distingue toutefois par une progression particulièrement importante. Sa production devrait atteindre 11 000 tonnes, soit une hausse estimée à 153 % par rapport à la saison précédente.
Fruit emblématique de l’agriculture tunisienne, la grenade bénéficie d’un potentiel important, tant sur le marché local qu’en matière de valorisation, de transformation et d’exportation. La diversité des régions productrices et la disponibilité de variétés de qualité constituent notamment des atouts pour le développement de cette filière.
