vendredi, 7 août, 2026
Espacemanager
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR
No Result
View All Result
Espacemanager
No Result
View All Result

Tunisie: le PDP présente son programme sanitaire réformiste

26 août 2011
in Politique
A A
Share on FacebookShare on Twitter

Après avoir axé durant une semaine toute sa communication sur les solutions qu’il préconise pour réduire le chômage, le Parti Démocrate Progressiste (PDP) a concentré ses efforts durant les derniers jours sur la présentation de son programme de santé,  fruit du travail d’une cinquantaine de médecins et de pharmaciens sympathisants de ce parti.

Le droit à la santé étant un droit fondamental, le PDP estime qu’il doit être garanti à tous, en particulier aux populations en situation précaire. Or aujourd’hui, les ménages assument 55 % des dépenses de santé contre 25 % pour les caisses de sécurité sociale et 20 % pour l’Etat (l’ensemble s’élève à 260 DT/ hab/an).

Paradoxalement, avec 13 000 médecins en 2010 (1 pour 835 hab) et 18 850 lits d’hôpitaux, la Tunisie s’avère suréquipée (2256 établissements dont 23 CHU, 20 hôpitaux spécialisés et 33 hôpitaux régionaux). Il s’agit alors de mieux répartir l’effort d’une part entre les bénéficiaires, d’autre entre les régions, car les Tunisiens ne sont plus égaux devant la santé.

L’objectif est de mettre en œuvre une couverture plus juste, plus efficace et de meilleure qualité, en utilisant mieux la part du budget de l’Etat consacré à la santé. Le quart le plus pauvre de la population bénéficiera d’une gratuité réelle des soins. L’offre publique de soins sera réorientée, pour se rapprocher du citoyen, dans les régions de l’intérieur.

L’effort financier de l’Etat portera en priorité sur les CSB qui représentent les structures de première ligne des soins. Il portera ensuite sur l’hôpital régional, qui représente l’échelon intermédiaire, afin de réduire les inégalités territoriales.

L’ambition du PDP est de garantir à terme l’universalité de l’accès aux soins et d’améliorer durablement la santé de l’ensemble de la population à travers les actions suivantes :

L’Etat instaurera la gratuité effective des soins dans la filière publique au profit des indigents et des catégories les plus fragiles de la population qui ne sont affiliées à aucun régime. Il prendra en charge leurs dépenses de santé. Cette mesure sera financée en partie par l’instauration d’une « TVA solidaire », qui se traduira par le relèvement d’un point de la TVA sur les produits taxés actuellement à 18%.

Pour des soins plus efficients, toutes les structures de soins seront réaménagées. Dans ce contexte, la création d’un nouveau pôle universitaire sera conçue dans un cadre de redistribution de l’existant.

De ce fait, au plan territorial, le secteur sanitaire sera mieux réparti selon quatre pôles hospitalo-universitaires, afin de désengorger les hôpitaux des régions littorales et d’améliorer l’offre de soins en régions :

• Le Nord, avec Tunis comme centre.
• Le Sahel (englobant Sousse et la faculté dentaire de Monastir en un seul pôle), avec Sousse-Sahloul comme centre.
• L’Ouest, par déplacement de la Faculté de médecine de Monastir vers Kasserine ou Gafsa. Le personnel médical et paramédical y sera intéressé par des avantages administratifs et financiers supplémentaires.
• Le Sud, avec Sfax comme centre

Chaque pôle englobera un ou plusieurs Centres hospitalo-universitaires (CHU), à raison de 1 lit pour 1000 habitants. Les hôpitaux régionaux seront réaménagés, réorganisés et mieux structurés ; ils seront dotés de meilleurs équipements techniques et logistiques. Les services des hôpitaux, notamment les urgences, feront l’objet d’une certification périodique (tous les 2 à 3 ans) par des organismes professionnels indépendants, et leur organisation sera repensée, afin de diminuer les délais d’attente, et d’améliorer la qualité globale des soins. Une nouvelle carte sanitaire de la Tunisie sera élaborée, afin de doter toutes ces structures d’une efficacité optimale.

Afin d’assurer une meilleure performance de l’hôpital, la permanence des soins et la disponibilité des médicaments essentiels sera garantie, en particulier dans les structures de première ligne. Cela permettra d’éviter les déplacements pénibles et les dépenses superflues.  

Sur le plan qualitatif, le PDP essayera d’appuyer la bonne gouvernance, afin que les établissements de soins aient comme principal objectif l’amélioration de l’offre de soins. Pour mieux maîtriser les dépenses de santé, l’usage des médicaments sera rationalisé. Pour cela, une haute autorité de la santé sera créée. Elle aura le statut d’autorité publique indépendante à caractère scientifique, dotée de la personnalité morale et disposant de l’autonomie financière.

Elle sera chargée :

• d’évaluer l’intérêt des médicaments, des dispositifs médicaux, des actes professionnels et de prescrire ou non leur remboursement par l’assurance maladie;
• de promouvoir les bonnes pratiques des soins auprès des professionnels et des usagers de santé.
• d’améliorer la qualité des soins dans les établissements de santé et en médecine de ville;
• de veiller à la qualité de l’information médicale diffusée; d’informer les professionnels de santé et le public.
• de développer la concertation et la collaboration avec les acteurs du système de santé.

Pour améliorer la couverture sociale et tendre vers une équité effective, nous réviserons toutes les prestations de la CNAM par la couverture de l’assurance maladie à hauteur de 700 dinars au lieu de 500 dinars actuellement. Désormais, celle-ci prendra en charge 36 maladies de longue durée au lieu de 24. Elle assumera aussi toutes les urgences chirurgicales au lieu de 21 pathologies actuellement. La liste des médicaments remboursables sera revue à la hausse.

Enfin, pour simplifier les démarches de prise en charge et rationaliser la distribution des médicaments gratuits dans les structures hospitalières, un vaste programme de télémédecine sera engagé. Une carte de soins informatique sécurisée sera créée. Les échanges de données entre la CNAM et les assurances complémentaires seront assurés, afin de diminuer les délais de remboursement et d’en faciliter les procédures.

Previous Post

Tunisie: en perte de vitesse, l’UGTT s’attaque à la Politique

Next Post

Tunisie: Réouverture du poste-frontière Ras Jedir

Next Post

Tunisie: Réouverture du poste-frontière Ras Jedir

Discussion about this post

EspaceManager

Espacemanager

  • Contact
  • Qui sommes-nous ?

Nos rubriques

  • Actualités
  • Auto
  • Chroniques
  • Communiqués
  • Divers
  • Économie
  • Finance
  • High-tech
  • Infos sociétés
  • International
  • Interviews
  • Macro
  • Marketing
  • Politique
  • Social
  • Sport

Suivez Nous!

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Actualités
  • Politique
  • Économie
    • Finance
    • Infos sociétés
    • Macro
    • Marketing
  • Chroniques
  • Social
  • Interviews
  • A la page
    • Auto
    • Communiqués
    • Divers
    • High-tech
    • Sport
  • International
  • AR