Tunisie: Le terrorisme ne passera pas

Tunisie: Le terrorisme ne passera pas

Le 22 janvier dernier (à peine quelques jours en arrière) et alors que toute l’actualité était focalisée sur les inondations, le ministère de l’Intérieur publiait un communiqué faisant état de l’élimination de quatre terroristes à Majel Bel Abbes (Kasserine). Communiqué sobre, informatif, mais n’en distillait pas moins un message fort : le terrorisme se heurtera toujours aux remparts invincibles des forces sécuritaires. Il ne passera pas, en somme, quelles que soient ses formes et ses procédés. 

L’opération s’est en effet produite après plusieurs jours de traque et de renseignements de première main.

Par la suite, on a vu se défiler les vidéos d’une symbiose admirable, émouvante, entre les citoyens de cette localité et les héros sécuritaires.

Du coup, c’est l’image de l’épopée de Ben Guerdane qui refait surface. A Ben Guerdane, le sursaut populaire s’est joint aux opérations sécuritaires et armées, annihilant l’hydre terroriste et en en décapitant les têtes : une opération sonnant le glas pour le noyau dur d’Al Qaida au « Maghreb islamique », notamment la Qatiba Okba Ibn Nafa , comme l’a déclaré l’expert en sécurité bien connu, Ali Zeramdini.

L’épopée de Ben Guerdane avait donc une résonnance régionale. Par une évidence géométrique, la Tunisie en est le mécanisme déclencher.

Il s’en trouvera toujours, des esprits chagrins et des adeptes des formulations apologétiques du terrorisme sur fond de prosélytisme agressif, glorifiant le terrorisme et le fameux « Jihad », salafiste puisé dans un narratif charaïque qui n’a jamais existé, mais qui est quand même basé sur l’endoctrinement des âmes faibles, de jeunes soumis à un systématique lavage de cerveaux.

Prenant le relais d’Al Qaida, Daech, invention occidentale (demandez à Madame Hilary Clinton !) amplifiait le « Jihad », recrutait à bout de champ des « Jihadistes » dont des filles pour les besoins de l’horrible « Jihed Enniqah ».

On recense entre trois mille et 7mille jeunes tunisiens ayant rejoint Daech en Syrie et en Irak. La révolution tunisienne en fut malheureusement un catalyseur. Le message venait de l’Amérique : Daech était un instrument pour décapiter les dictatures et pour l’installation de l’islam politique. Madame Clinton et son président (Obama) ne nous démentiront pas.

Parce que, justement, l’islam politique ayant récupéré la révolution tunisienne (avec les patriarches et ses suppôts) aura favorisé ces flux meurtriers à travers les frontières poreuses, tandis que le   dépérissement de l’Etat nous valait un grand nombre d’attentats terroristes. Le Musée du Bardo, Sousse, la Garde présidentielle à l’Avenue Mohamed V, justement aussi, une guerre dans les règles contre le terrorisme dans celle qui a été baptisée « l’épopée de Ben Guerdane ». Et sans oublier les loups solitaires.

Aujourd’hui, néanmoins, le pays est hautement sécurisé. En aucun cas, les forces armées et les forces sécuritaires ne baisseront la garde, le peuple non plus. Parce qu’on ne sait jamais en cette époque de guerres et d’insécurité planétaire. Parce qu’il faut toujours prendre garde aux éléments résiduels et aux cellules dormantes.

Adossées à un Etat fort, au sens de l’Etat dans la dimension de l’ascèse, nos forces sécuritaires et nos forces armées veillent au grain. Le peuple, lui, est toujours prêt pour la symbiose, pour la fête et la communion. 

Raouf Khalsi  

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