Nous avons payé un lourd tribu du « Non Maghreb » et il est temps de bénéficier des avantages qu’offre cet espace », a affirmé le Président MoncefMarzouki, mercredi après-midi, lors d’une rencontre avec des personnalités politiques, médiatiques et du monde de la culture au Maroc.
« Il est temps de réactiver le Maghreb Arabe », a-t-il dit, évoquant des préparatifs en cours au niveau des chefs de missions diplomatiques et des ministres des Affaires étrangères maghrébins « pour la tenue d’un Sommet maghrébin qui traduit ces ambitions et ces attentes» permettant à cet espace de retrouver sa place et son rayonnement au sein de l’Union africaine et d’assurer un rôle central par rapport à l’Union européenne, a estimé le président Marzouki.
« Il nous suffit aujourd’hui de cette politique lunatique. Nous voulons une politique au service des peuples maghrébins et de l’Union Maghrébine » a-t-il soutenu.
Le conflit entre le Maroc et l’Algérie en raison du problème du Sahara occidental est la principale entrave devant l’édification du Maghreb Arabe, a encore estimé M. Marzouki, faisant part à cet égard d’une « volonté sincère » chez le Roi Mohamed VI et le Président Algérien Abdelaziz Boutaflika « pour surmonter ce problème ».
Nos pays sont engagés aujourd’hui sur la voie de la réforme et de l’édification et nous avons besoin d’un Maghreb fort à l’instar de l’Union européenne, a-t-il dit.
Il a aussi exprimé le souhait de voir émerger un parlement maghrébin disposant de prérogatives et d’un commissariat maghrébin à l’instar du Commissariat européen « afin qu’il puisse porter sa voix au sein de l’Union africaine et consolider sa présence dans son environnement méditerranéen et arabe », a-t-il dit.
L’année 2012 sera, selon M. Marzouki, l’année de l’Union Maghrébine par excellence. « Il s’agit d’un défi que nous devons relever et offrir à nos enfants, à nos petits enfants et aux générations futures, un espace qui a son poids et sa place parmi les groupements régionaux et internationaux », a-t-il estimé.
« Si l’Union du Maghreb était active nos régions frontalières avec l’Algérie et la Libye ne seraient pas dans cet état et dans ces conditions difficiles », a-t-il dit.
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