Dans les hôpitaux de Gaza, les bébés meurent, faute d’électricité

L’armée israélienne encercle le principal établissement de santé du territoire palestinien. Les chirurgiens opèrent sans anesthésie et les médicaments manquent. Mais Netanyahou refuse toujours d’arrêter le massacre qui a fait plus de 11 000 morts depuis le 7 octobre.
Dimanche 12 novembre, en début d’après-midi, le médecin Ghassan Abu-Sitta, 52 ans, spécialisé en chirurgie plastique, qui travaille à l’hôpital Al-Shifa, le plus important de la bande de Gaza, poste sur le réseau social X (ex-Twitter) : « Je cherche à faire des changements majeurs de pansements qui sont atrocement douloureux sans kétamine, morphine ou même tramadol. Sans rien. Sinon, les blessures s’infectent. »
Peu de temps après, il alerte à nouveau alors qu’il s’est rendu dans un autre établissement : « Nous sommes à court de sang à l’hôpital Al-Ahli. Nos blessés meurent après la chirurgie parce que nous ne pouvons pas les transfuser. » Et d’ajouter : « Amputer le bras et la jambe d’une petite fille de 6 ans. Puis devoir le dire à sa mère. » Des amputations avec, maintenant, comme pratiquement seule anesthésie, du paracétamol. Ghassan Abu-Sitta dénonce également l’utilisation d’armes au phosphore, dont il a pu voir les dégâts sur les blessés qu’il a soignés.
(source l'Humanité)
Votre commentaire