Energie : plan gouvernemental visant à transformer le secteur, perçu comme un gouffre financier, en moteur de croissance durable

 Energie : plan gouvernemental visant à transformer le secteur, perçu comme un gouffre financier, en moteur de croissance durable

Face à l'aggravation du déficit énergétique qui pèse désormais sur la stabilité du budget de l'État, la Tunisie a mis en œuvre une feuille de route ambitieuse pour la période 2026-2030.
Cette stratégie vise à transformer le secteur de l'énergie qui constitue un lourd fardeau financier, en un moteur de croissance économique durable.
Ces mesures interviennent dans un contexte de consensus gouvernemental et parlementaire, considérant la souveraineté énergétique comme la pierre angulaire du prochain plan de développement.
Selon les données présentées par le Secrétaire d'État chargé de la Transition Énergétique Wael Chouchane devant le Conseil National des Régions et des Districts, la feuille de route 2026-2030 repose sur l'accélération de l'exécution des projets d'énergies renouvelables et le renforcement des programmes d'efficacité énergétique, s'appuyant sur le potentiel national disponible pour soutenir cette orientation.
Le responsable a souligné l'aggravation notable du déficit énergétique, qui a atteint environ 6,3 millions de tonnes équivalent pétrole (tep) en 2025, représentant ainsi près de 65% des besoins nationaux.
Ce déficit est principalement imputable à la baisse de la production nationale et à la hausse du coût du gaz naturel, ce qui s'est répercuté sur le budget des subventions à l'énergie, atteignant des niveaux élevés de l'ordre de 9 % du budget total de l'État.
Il a, par ailleurs, passé en revue le projet ELMED, dont la capacité de production est estimée à environ 600 MW pour un coût d’environ 840 millions d’euros.
Il a estimé que ce projet pourrait renforcer la production d’électricité et ouvrir de nouvelles perspectives à la Tunisie, notamment vers le marché européen.
Chouchane a évoqué les principaux programmes d’efficacité énergétique, soulignant qu’ils représentent un pilier fondamental pour limiter la demande en énergie, réduire les coûts de production et alléger la pression sur le budget de l’État.
La Commission des plans de développement et des grands projets du Conseil National des Régions et des Districts a tenu, mardi, une réunion sous la présidence de Imed Derbali, consacrée à l'examen de la transition énergétique, des concessions et du plan de développement 2026-2030.
//Plan 2026-2030 : De la crise à la durabilité
Dans ce cadre, le budget économique de l'année 2026 tend à transformer le secteur de l'énergie d'un secteur consommateur de devises en un moteur de croissance économique. À travers cette stratégie, le gouvernement mise sur la garantie de la continuité de l'approvisionnement et la protection de l'économie nationale contre les chocs extérieurs, tout en respectant les normes environnementales internationales.
Le programme économique de 2026 a insisté sur l'instauration d'un mix énergétique diversifié garantissant un équilibre entre les impératifs économiques et environnementaux.
La stratégie de l'État repose sur l'exploitation optimale des capacités disponibles en matière d'efficacité énergétique, de rationalisation de la consommation et de soutien à la production d'électricité à partir des énergies renouvelables.
Cette stratégie vise à stimuler la croissance économique et la création de richesse, tout en garantissant la continuité de l'approvisionnement énergétique sur l'ensemble du territoire national à des conditions équitables et accessibles.
Selon le programme économique 2026, cette approche renforcera la compétitivité et garantira la justice sociale.

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