
Tout le monde s’interroge sur le rôle obscur des plusieurs ONG installées en Tunisie depuis peu et leurs liens douteux avec l’intelligence étrangère et les lobbies conspirationistes. Ces donateurs philanthropes, démocrates et mondialistes suscitent la méfiance et il est désormais établi que cette générosité n’est pas sans contrepartie.
Pilotées par les stratèges néocolonialistes et infiltrées les services de renseignements des grandes puissances, ces ONG sont les relais locaux pour dessiner les contours du monde nouveau vu et corrigé par le grand marabout l’Oncle Sam. Elles ont le pouvoir de décider d’un conflit intérieur, de valoriser des activistes, de ternir l’image d’un régime, de peser sur le destin d’un peuple et de pervertir la réalité.
Revendiquant le monopole mondial de la liberté et de la démocratie, ces ONG, véritables arrière chambre des services secrets, imposent grâce aux millions de dollars qu’elles distribuent et grâce à la naïveté de quelques rêveurs et de traitres locaux alléchés par l’argent sale, un droit d’ingérence dans les affaires des Etats Arabes indépendants et souverains.
Et c’est ainsi que le lobbying bat son plein en Tunisie et après la mystérieuse Open Society et son mentor le sioniste Georges Soros proche du Pentagone qui a généreusement financé un journal avec une subvention de 400 000 Dollars à la clé et qui a participé à la formation de nos célèbres activistes Lina Ben Mhenni et Haythem El Mekki à travers son autre ONG OPTOR, voilà qu’une autre ONG du nom d’Article 19 qui veut peser de tout son poids dans le paysage médiatique tunisien.
Sûr de son droit d’ingérence légitimé par l’argent distribué et forte de l’allégeance de ses réseaux locaux royalement rémunérés, Article 19 devient la puissance secrète du paysage médiatique tunisien à l’heure de sa reconstruction. La pression que ses relais exercent n’augure rien d’encourageant pour l’avenir de la presse en Tunisie. De la mainmise d’un Etat souverain fut-il dictatorial, la presse tunisienne converge vers une nouvelle dictature de la pensée unique façonnée par l’agence de communication internationale.
Les débordements et les indélicatesses sont légion chez les Dix-neuvistes qui passent leurs temps à prôner la démocratie et à dénoncer les atteintes à la liberté de la presse. En plus de l’opacité de son financement, cette ONG est plus connue pour l’extrémisme de ses positions et pour ses méthodes douteuses pour imposer sa vision unilatérale de la presse de demain que pour son combat louable et honorable pour une presse libre , responsable et souveraine.
Jalel JEDDI
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