Migration vers la France : retour obligatoire et mission encadrée de l’OFII

Migration vers la France : retour obligatoire et mission encadrée de l’OFII

Dans un entretien diffusé sur la chaîne YouTube de l’Agence Tunis Afrique Presse, le directeur général de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Didier Leschi, a rappelé un principe fondamental : tout travailleur recruté dans le cadre des programmes officiels doit impérativement retourner dans son pays à l’issue de son contrat.

Une institution au cœur de la politique migratoire

L’Office français de l'immigration et de l'intégration occupe une place centrale dans la gestion des flux migratoires légaux. Sa mission englobe l’accueil et l’accompagnement des étrangers en France, l’organisation de la migration professionnelle encadrée, ainsi que la mise en œuvre de dispositifs d’intégration temporaire et d’aide au retour volontaire.

À travers des programmes comme THAMM+OFII, l’institution travaille en partenariat avec les autorités tunisiennes pour promouvoir une mobilité dite « circulaire », reposant sur un équilibre entre départ et retour.

Une migration organisée… et strictement temporaire

Lors de cet entretien, Didier Leschi insiste sur le fait que cette mobilité ne constitue pas une immigration d’installation. Elle repose sur des contrats à durée déterminée qui impliquent un retour obligatoire en Tunisie à leur expiration.

Cette approche vise à répondre aux besoins du marché du travail français tout en limitant les dérives liées à l’immigration irrégulière.

Les données récentes témoignent de l’essor de cette coopération migratoire :

Plus de 21 000 Tunisiens ont rejoint la France en 2025, principalement pour des motifs professionnels

Environ 7 000 visas de travail ont été délivrés aux Tunisiens la même année

La première phase du programme THAMM+OFII a permis le placement de plus de 500 travailleurs tunisiens

Près de 1 000 bénéficiaires ont suivi des formations d’accompagnement

La nouvelle phase prévoit le recrutement d’environ 2 500 Tunisiens d’ici 2029

Ces chiffres traduisent une volonté de structurer davantage les voies légales de migration.

Une logique de migration circulaire

Le modèle présenté repose sur la migration circulaire : permettre aux travailleurs tunisiens d’acquérir une expérience professionnelle en France avant de revenir en Tunisie avec des compétences renforcées.

L’objectif affiché est de construire un mécanisme « gagnant-gagnant », conciliant les besoins économiques français et le développement des ressources humaines tunisiennes.

Entre opportunités et exigences

Si les perspectives offertes sont réelles, elles s’accompagnent d’un cadre strict. Le respect de l’obligation de retour constitue une condition essentielle. En cas de non-respect, les travailleurs concernés s’exposent à des restrictions administratives, notamment en matière de régularisation future.

À travers cet entretien diffusé par l’Agence Tunis Afrique Presse, les autorités françaises réaffirment leur ligne : promouvoir une migration légale, encadrée et temporaire, comme seule voie durable pour les candidats tunisiens.

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