Tunisie: 47% des entreprises tuniso-françaises en croissance en 2025

En 2025, près de 47% des entreprises tuniso-françaises ont enregistré une hausse de leur chiffre d’affaires, révèle le baromètre économique 2026 de la Chambre de Commerce et d’Industrie tuniso-française (CCITF) présenté, mardi, à Tunis, par son secrétaire général, Mohamed Louzir.
Menée auprès de 167 entreprises, entre le 15 décembre 2025 et le 5 mars 2026, cette enquête qui mesure l’impact de la conjoncture économique sur les performances des entreprises tuniso-Françaises, a fait ressortir que la part des entreprises qui ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires a reculé à 19 %, contre 31 % en 2024.
Du côté des investissements, la proportion des entreprises déclarant un niveau d’investissement stable a atteint 45% en 2025, contre 40% en 2024 et 34% en 2023.
Ces évolutions convergentes sur le chiffre d’affaires et l’investissement confirment une amélioration mesurée du climat économique, davantage marquée par la consolidation que par un véritable élan de croissance.
En effet, la perception de l’environnement des affaires en 2025 a enregistré un basculement remarquable, selon l’enquête. Sur le plan économique, 56% des répondants jugeaient la conjoncture favorable, contre 10% en 2024, une évolution sans précédent dans l’historique du baromètre.
Les dimensions sociale et politique ont connu une amélioration similaire, avec respectivement 37% et 43% d’appréciations favorables, signant une année 2025 perçue comme nettement plus sereine que les précédentes. Toutefois, les anticipations pour 2026 marquent un net recul de cet optimisme.
Toutefois, Louzir a cité divers freins de développement, dont la pression fiscale qui demeure le premier facteur d’impact fort, cité par 68% des entreprises interrogées répondants. Les formalités administratives et le cadre réglementaire et économique s’imposent comme le second bloc de contraintes, avec respectivement 58% et 54% d’impact fort.
En parallèle, les conflits géopolitiques confirment leur entrée durable dans la cartographie des risques, avec 49% d’impact fort et 47% d’impact modéré, traduisant la vulnérabilité des entreprises aux chocs logistiques, énergétiques et financiers qui fragilisent les chaîne d’approvisionnement, a fait ressortir la même source.
La réglementation des changes, la tendance inflationniste et la liberté d’investissement ont été également, identifiés en tant qu’obstacles de développement, avec des niveaux d’impact fort ou modéré dépassant les 70% dans la quasi-totalité des cas.
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